Dominique Casterman : Introduction à la théorie de la relativité complexe de J. E. Charon

Dans les années 1970, le physicien français Jean Charon (1920-1998) fut très controversé car il avait introduit dans ce qu’il appelait la « théorie de la relativité complexe » un espace-temps imaginaire (au sens mathématique)1 afin de surmonter l’absence de structure interne qu’implique la représentation ponctuelle des particules élémentaires constituant la matière dans l’espace-temps observable. Cette désapprobation […]

Dominique Casterman : L’harmonie des mondes

Matérialisme et spiritualisme, les deux faces d’une même réalité. Une vision globale de l’univers présente l’avantage de faire reculer nos modèles fragmentaires et mécanistes du monde, et favorise un esprit de plus grande solidarité. Un conditionnement hypothétique, basé sur des modèles pseudoscientifiques, constitue un obstacle majeur à l’idée que l’univers est une structure vivante animée […]

Cornelius Castoriadis : Voie sans issue

(Extrait du livre collectif : Les scientifiques parlent, dirigé par Albert Jacquard. Hachette 1987) Cornelius Castoriadis (1922-1997) est un philosophe, économiste et psychanalyste grec, fondateur avec Claude Lefort du groupe Socialisme ou barbarie. Il consacra une grande part de sa réflexion à la notion d’autonomie, dont il proposa une conceptualisation particulière et qu’il défendit en élaborant […]

André Lichnerowicz : Universalité des mathématiques et compréhension du réel

(Extrait du livre collectif : Les scientifiques parlent, dirigé par Albert Jacquard. Hachette 1987) André Lichnerowicz (1915-1998) est un mathématicien français Le plus grand enjeu politique de notre science est sans doute l’unification de l’humanité à travers une aventure commune. Tout au long de sa constitution et de sa lente diffusion au sein de peuples aux […]

Renée Weber : Relecture du tao de la physique Une conversation avec Fritjof Capra

(Extrait de Ken Wilber – Le paradigme Holographique. Édition Le Jour 1984) WEBER: Vous avez écrit Le Tao de la physique, qui a été publié il y a cinq ans, et j’imagine qu’il y en a environ un quart de million d’exemplaires en circulation. Ainsi, des tas de gens ont été influencés par ce livre. […]

Renée Weber : Le physicien et le mystique: Un dialogue est-il possible? Une conversation avec David Bohm

(Extrait de Ken Wilber – Le paradigme Holographique. Édition Le Jour 1984) Mise en forme par Emily Sellon WEBER: Pourriez-vous commencer par clarifier la différence entre l’holomouvement, l’hologramme et l’ordre implicite? BOHM: Holomouvement est une combinaison d’un mot grec et d’un mot latin, et un mot semblable serait holokinésie ou, mieux encore, holoflux, car « mouvement » […]

Ken Wilber : La physique, le mysticisme et le nouveau paradigme holographique : Une évaluation critique

(Extrait de Ken Wilber – Le paradigme Holographique. Édition Le Jour 1984) Nous assistons présentement à un virage paradigmatique en science — peut-être le plus grand virage du genre jusqu’ici. C’est la première fois que nous tombons sur un modèle englobant les expériences mystiques, et qui a l’avantage supplémentaire d’être issu de la fine pointe […]

Renée Weber : L'univers qui se replie et se déplie I : une conversation avec David Bohm

(Extrait de Ken Wilber – Le paradigme Holographique. Édition Le Jour 1984) Entretien suivant WEBER: Je crois que la première question que nous devrions explorer est qu’est-ce que le modèle holographique du cerveau ou de la conscience, et comment diffère-t-il des concepts actuellement admis ou de ce que nous avons toujours cru être la vérité […]

Mario Varvoglis : « Quantons sous la psi ! »

Une des observations fondamentales de la recherche sur l’ESP est qu’il existe des corrélations inexpliquées entre des événements qui sont hors d’atteinte des sens du sujet (par exemple la cible qu’il doit trouver par télépathie ou clairvoyance) et les états mentaux d’une personne (i.e., son flux de pensées et d’images). Dans la physique quantique, un problème similaire existe : il semble en effet qu’entre deux particules séparées dans l’espace, une sorte d’interconnexion à distance puisse se passer, qui ne fait pas intervenir une transmission spatiale.

Bruno Guiderdoni : « A » comme Anthropie

Alors, le principe anthropique ne serait-il en fait que l’histoire d’une « déviation » scientifique ? Soyons plus nuancés. Avouons qu’on peut légitimement s’étonner des coïncidences entre constantes. Si, un jour, ces constantes et les conditions initiales dérivent d’une seule théorie, voire de l’énoncé d’une seule loi, en une espèce de « super-unification » de la physique dont rêvent bien des chercheurs, il restera que cet énoncé unique sera justement celui qui « aura permis » notre existence ! Il y a là un lien très fort entre l’univers et l’homme, une « connivence » qui n’est pas sans rappeler les correspondances que percevait l’antique Tradition entre macrocosme et microcosme…