Daniel Ram : « L'Arbre de la Vie » et le Chemin de la Délivrance

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Le principal sujet de conflit pour les spiritualistes est l’opposition apparente des conceptions orientales et occidentales. Mais, et c’est le sujet de cette causerie, le fondement ésotérique de toutes les conceptions philosophiques et religieuses est le même, en Orient comme en Occident. Une seule et même tradition exprime sous des vocables différents, une même vérité symbolique qui, de plus, s’avère en parfaite concordance avec les conclusions de la science la plus moderne.


Hem Day : Gérard de Lacaze Duthiers ou l'artistocratie en action

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Cet individu ne fait partie d’aucune classe, d’aucune catégorie sociale, d’aucun clan. Il cesse d’appartenir au milieu dans lequel il est né. C’est un être à part. L’ensemble de ces individus libres, forme en face de l’humanité esclave, l’artistocratie. Les artistocrates viennent de tous les points de l’horizon, ils se reconnaissent aussitôt, car ils ont fait l’effort nécessaire pour être eux-mêmes. Préjugés, traditions, enseignements, ne sont pas parvenus à les déformer.


Aimé Michel : Zut au zizi ou la sexualité dépassée

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La sexualité animale (qui fut celle de l’ancêtre de l’homme) est bien différente de la nôtre. L’homme, a-t-on dit, est le seul animal capable de boire sans soif et de faire l’amour hors de saison. Presque toutes les calamités dont il souffre viennent de là. Et c’est là l’objection que soulève la théorie des deux cerveaux de Mac Lean et de Koestler. Les tragédies archétypiques de notre espèce, telles, par exemple, qu’on les trouve dans Racine, ne doivent rien à notre cerveau reptilien. Le cerveau reptilien d’Hermione, d’Oreste, de Pyrrhus et d’Andromaque se soucie peu du problème insoluble des amours triangulaires. Il ne se soucie que du soulagement de la glande, auquel tous ces héros malheureux atteindraient sur-le-champ, s’ils avaient la sagesse du reptile. Quant au cerveau supérieur voué aux opérations intellectuelles, en quoi le soulagement de la glande devrait-il l’intéresser ?


le Dr Paul Chauchard : De l'animal à l'homme

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Dès le départ, avant même le système nerveux, la sensibilité et la réactivité du vivant sont source de psychisme individualisé, donc de conscience, une bioconscience inconsciente au plein sens humain qu’on peut qualifier de préconscience et de préspiritualité. Tout ce qui s’épanouira au plan supérieur chez l’homme a une base biologique et existe en germe dès le niveau le plus élémentaire du vivant en dehors de tout anthropomorphisme. Et ce niveau élémentaire se retrouve chez l’homme où il est la base élémentaire et inconsciente de sa conscience.


Roland de Miller : Le Sentiment de la Nature

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Les techniques du mieux-être ou de plus-être (concernant la santé physique et psychique) existent, relativement codifiées et transmissibles, mais le changement intérieur, au-delà des régimes alimentaires ou des recettes techniques, les qualités de cœur, l’ouverture spirituelle, ne sont pas facilement accessibles à un grand nombre d’individus. Les obstacles n’en soit pas politiques ni sociaux, mais idéologiques, psychologiques, spirituels. Tant que les scientifiques rejetteront dédaigneusement les « mystiques » et toute approche de type spirituel, on n’aura pas fait la rupture fondamentale avec l’idéologie de la société industrielle qui est le matérialisme. Celui-ci est le piège véritable de la technostructure toute puissante, l’atmosphère et la condition culturelle du totalitarisme technicien. Comme l’écrit d’une manière imagée et expressive Fritjof Capra dans Le Tao de la Physique : « Les mystiques comprennent les racines du monde mais non ses branches; les scientifiques analysent ses branches mais ignorent ses racines. La science n’a pas besoin d’une vision mystique et le mysticisme se passe de la science; mais l’homme a besoin des deux ».


Micheline Flak : Recherche sur le yoga dans l'éducation

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Aujourd’hui, les enseignants ont pour lourde tâche de faire entrer dans la tête des élèves des programmes de plus en plus chargés. Or, que fait-on pour perfectionner l’écoute et la mémoire ? Rien. On serine aux enfants : « Mais faites donc attention ! », leur a-t-on appris à se rendre attentifs ? Ils en auraient grand besoin, car la dispersion mentale grandit de rentrée en rentrée. Alors, on voudrait les obliger à se « concentrer ». Les yoguis sourient, car ils savent que la capacité de concentration ne se déclenche pas au doigt et à l’œil. Bien sûr, il y aura toujours des gens pour vous dire qu’ils ont appris tout seul, à nager. Comment ? En se jetant à l’eau.


Thérèse Brosse : Roger Godel et la science de l'essentiel

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Magnifiquement et continûment inspirée par Socrate, cette carrière médicale qui force l’admiration et le respect, fut à cet égard un véritable « accomplissement » : Le sage affirme en effet que la vie professionnelle, remplie avec amour, facilite l’acheminement vers la « vérité » ; elle devient la voie de la « connaissance », mais d’une connaissance qui transcende les acquisitions de l’intellect, une connaissance qui existe potentiellement en tout homme et dont l’influence du maître stimule l’éveil chez le disciple. Elle n’est rien de moins que la « connaissance de soi », la cinglante injonction de l’oracle de Delphes.


Jean Biès : Questions à Arnaud Desjardins

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Il est très vrai que nombreux en Occident sont ceux qui n’envisagent la Voie que comme un effort pour avoir l’Être, tout en sauvegardant leur ego. Le soi, l’âtman, ne se conquiert pas, il se révèle comme leur nature ultime à ceux qui se donnent à lui. Combien sont ceux pour qui le yoga, « science sacrée », est la fin de tous les désirs et de toutes les ambitions, le grand sacrifice, l’œuvre de toute une vie, et qui, au lieu de vouloir avoir un maître, veulent être des disciples ? Combien sont ceux qui, au lieu de lire des livres de spiritualité, aspirent à vivre réellement, à mettre en pratique ce qu’ils lisent et se sentent intimement concernés par « l’ignorance » et « l’illusion » dont leur parlent ces livres ?


Albert Jacquard : Les pièges du nombre

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L’exemple le plus flagrant de ce contresens est lié à la constatation que les hommes sont différents : génétiquement cela est une évidence. Le nombre de combinaisons des divers couples de gènes dont nous sommes dotés est si grand, que la probabilité de rencontrer deux individus génétiquement identiques est nulle (les jumeaux monozygotes exceptés) ; à cette différence génétique s’ajoutent tous les écarts dus aux aventures vécues par chacun. Quels que soient les critères que nous retenons, deux hommes ne sont donc jamais « égaux ». Cette constatation d’évidence amène la plupart des esprits, souvent même des esprits présentés comme brillants, à en déduire que certains hommes sont « supérieurs », d’autres « inférieurs ».


Paul Chauchard : Du cerveau à la neuropédagogie

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Je suis en désaccord avec Descartes qui disait : « Je pense donc je suis », aussi
avec Sartre qui a écrit dans Les mots que, depuis son enfance, il avait horreur de la nature
et qu’il s’enfermait dans une bibliothèque pour lire, penser et écrire. Pour la
neuropédagogie : Je sens donc je suis, j’agis donc je suis, j’imagine donc je suis, je désire
donc je suis ; et le « je » qui apparaît dans ces phrases implique le contrôle cérébral de
tout cela. Et, en vérité, contrôle cérébral signifie volonté. Mais on n’ose plus parler de
« volonté », car nous avons changé la volonté en « volontarisme » qui est une sorte de
force spirituelle pour mater la chair. Comme la volonté est donc une fonction cérébrale, il
s’agit de faire le calme en soi.