Les sociétés secrètes dans les sociétés primitives 1 par René Alleau

De nombreux exemples d’autres rites de passage ont été analysés par Van Gennep qui en propose cette définition : « Les rites de passage sont ceux qui accompagnent tout changement d’état, de place, de situation, d’âge. Les céré­monies auxquelles ces rites donnent lieu sont généralement calquées sur les passages matériels comme celui de la traver­sée d’un cours d’eau, du passage d’un pays dans un autre, de l’entrée dans un temple, etc. » Ces rites comprennent régulièrement trois stades successifs : celui de la séparation, celui de l’attente en marge, celui de l’agrégation à un nouvel état.

La mythologie des plantes par Roland De Miller

On a trop tendance aujourd’hui, sous l’influence d’une formidable désacralisation de la nature et de l’univers, à se gausser de ces mythes et légendes et à les rejeter comme des superstitions infantiles. Pourtant il est certain qu’ils recouvrent toujours plus ou moins des réalités existantes, soit dans les phénomènes naturels soit dans les lois cosmiques. C’est en fait notre perception qui s’est bien souvent altérée, en liaison avec tout le contexte socio-culturel. Mais alors que nous comprenons aujourd’hui dans une vue plus étendue l’anthropologie, l’histoire des religions et la genèse des mythes, il n’y a plus aucune raison de mépriser la vénération dont les plantes ont été l’objet dès l’aube de l’humanité.

Les dédales du labyrinthe par Alain de Benoist

On a proposé bien des interprétations du labyrinthe : représentation rituelle d’une épreuve initiatique, figuration de l’univers, de la terre, des enfers, symbole des entrailles humaines liées à la divination, « maison » où la Terre-Mère accomplirait chaque année son union sacrée (hieros gamos) avec le Père céleste, etc. On a souligné aussi le fait que le labyrinthe reprend et amplifie le thème de la caverne, qui semble avoir joué un rôle dans la religion depuis le paléolithique. D’autres auteurs ont vu — à plus juste raison — dans le labyrinthe l’« aboutissement » d’un dessin de spirale.

Itinéraire 9 : La libération de l’homme par Pierre d’Angkor

Ishvâra, le Logos, l’Homme céleste : ce qui est l’homme proprement dit, c’est cette conscience temporaire de la Vie, autrement dit le moi, hypostase du Moi divin. Et c’est en réalité une étrange et profonde expérience intime que la réalisation effective en nous de cette, dualité, que la prise de conscience du véritable caractère, transcendant et immanent, de la Vie en nous. Qu’importe désormais que mon petit moi personnel soit un être falot, impuissant et débile, si je sens en moi-même ce divin compagnon, cette Force suprême, qui m’inspire et me guide, qui me relève quand je tombe, qui me soutient quand je faiblis et qui est, mystérieusement, mon Être réel, le Dieu inconnu en moi en même temps que le sauveur incarné pour mon salut.

L’apocalypse et ses images par A.-M. Cocagnac

Les mythes originels sont les propositions sémantiques de la vie elle-même. Cette vie est à la fois extérieure et intérieure. Elle rejoint, d’une part, l’environnement cosmique et, de l’autre, elle descend dans la profondeur du cœur pour rejoindre ce que Tauler nommait le Grunt, la couche profonde de l’être, « celle que l’on atteint en le débarrassant de toutes ses superstructures… des images fabriquées par la raison et par les sens »

6 Livres pour redécouvrir les symboles par Jean Chevalier

Le sens des symboles s’est atrophié dans la conscience contemporaine, du fait surtout de la prédominance des sciences exactes et des techniques. Comme des eaux souterraines comprimées, ils rejaillissent aujourd’hui. Le succès de l’exposition « le Symbolisme en Europe », à Paris, au Grand Palais, en 1975-1976, en fut un éclatant témoignage. Déjà, la psychanalyse, l’ethnologie, la linguistique, la secousse surréaliste, la révolution culturelle du désir, l’irruption des vagues orientalistes, l’apparition d’une nouvelle gnose, la rébellion des « nouveaux philosophes » et les déconvenues des prétentions positivistes quant au sens et aux finalités de la vie humaine ont remis en lumière l’importance méconnue des symboles.

Liturgie copte et rites pharaoniques interview du père Gérard Viaud

Le mot « copte » n’est que l’abréviation, par la suppression de la diphtongue initiale, de « Ai Guptos », terme formé par les Grecs sur le mot pharaonique « Het-Ka-Ptah » (la maison du Ka — âme — de Ptah), nom de l’ancien sanctuaire de Memphis. Ce mot de formation grecque fut transformé par les Arabes au VIIe siècle, qui désignèrent sous le nom de « Coptes » les habitants de la vallée du Nil. La langue copte, c’est l’ancien égyptien parlé…

Symboles et mythes par Maryse Choisy

Nous oublions que les mythes valent ce que valent les hommes qui les nourrissent. Nous oublions que le mythe est une projection extérieure du conflit entre les instincts de vie et les instincts de mort, du conflit amour-haine, au plus secret des âmes. Voilà pourquoi tous les mythes cultivent l’amour pour certains êtres et la haine pour les autres. Il leur faut des alliés et des ennemis. « Dans les ennemis ils rangent tous ceux qui s’opposent à la convention mythique, soit par leurs actes, soit par leur existence même, soit parce qu’ils ont le malheur de prouver que le système auquel on a besoin de croire, ne s’impose pas rationnellement à toutes les intelligences. »

Agir pour être par Elisabeth Meichelbeck

C’est une ébauche de l’évolution mondiale de l’homme — donc des sociétés — que nous tentons ici. Les profonds malaises relationnels, les inadaptations aux concepts sociaux en place, la crise peut-être aussi, qui s’étend à presque tout le monde libre sont les signes évidents d’une profonde modification des consciences.

Le symbolisme du tarot 11 : La Roue par Catherine Anne

Dans le tarot de Marseille, c’est un Sphinx, un singe et un chien, il y a le symbolisme du singe, du chien bien sûr, le Sphinx couronné ; il y a quand même la manivelle. D’un point de vue entièrement gnostique et d’un point de vue de la tradition, le Marseille a été déformé et quelques fois exprès pour échapper à l’inquisition, on ne peut pas leur en vouloir ils ont sauvé une partie de la connaissance, c’est à nous de rétablir les choses maintenant.