Barbara Gates : Vivre, c’est être en relation : entretiens avec Vimala Thakar

Je ne vois aucune différence entre la vie spirituelle, comme vous l’appelez, et l’action sociale. C’est exactement comme l’inspiration et l’expiration, ce ne sont pas deux processus différents. L’inspiration n’aurait aucun sens s’il n’y avait pas d’expiration. De la même manière, quoi que vous apportent les saints et les yogis, qu’allez-vous faire de cette compréhension, sinon la vivre ? Nous naissons dans la société. Les êtres humains ne naissent pas dans l’isolement, mais comme membres d’une communauté, d’un pays. Vivre, c’est être en relation avec tout ce qui nous entoure ; vivre, c’est agir en tant que membres de la société. L’action sociale est une action liée aux besoins de la société et pertinente par rapport aux besoins intérieurs de l’être humain.


James Corbett : Sous les roues : Comment Bill Gates a est tombé en disgrâce auprès des mondialistes

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L’agenda climatique se poursuivra. L’agenda de l’IA continuera à un rythme soutenu. L’agenda des OGM ne s’arrêtera pas. L’agenda de la géo-ingénierie survivra et prospérera. L’agenda vaccinal, celui sur l’identité numérique et celui des monnaies numériques ne s’effondreront pas parce que Gates n’est plus une figure publique respectée. Bien au contraire. Tous ces agendas mondialistes se porteront très bien sans Gates aux commandes, et les milliardaires mondialistes ne manqueront pas de se porter volontaires pour les financer et les mener à bien.


Olivia Shkreli : L’effondrement des murs intérieurs : la psychologie et la spiritualité comme unité de la conscience

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Une neuropsychologue clinicienne nous raconte comment sa propre expérience de dissolution de l’ego l’a conduite à une nouvelle perspective sur la science, l’« âme » et la vie elle-même. Elle a réalisé que la psychologie et la spiritualité ne sont pas des voies opposées, mais des langages complémentaires décrivant la même réalité : la conscience.


Brij B. Khare : Les dimensions de l’apprentissage

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Que doit donc faire un éducateur bien intentionné et réfléchi ? Il peut examiner les enseignements de J. Krishnamurti, qui remet en question les fondements de la culture éducative actuelle. Krishnamurti ne se contente pas de critiquer la structure actuelle de l’éducation, il pose également des questions profondes sur la nature de l’esprit humain et de la condition humaine. Contrairement à toutes les autres tentatives de relance du système éducatif, son approche ouvre de nouvelles possibilités au sein de cultures particulières et s’efforce d’établir une configuration de valeurs entièrement nouvelle, susceptible à son tour de créer une nouvelle pédagogie et une nouvelle civilisation.


Sri Nisargadatta Maharaj : Prakriti et Purusha

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Celui qui se croit être le corps crée involontairement un ego. Lorsqu’il n’y a pas de forme, il n’y a pas d’ego ! Ahankar signifie : « Je suis le corps, c’est ma forme ». À cause de cette conviction, la Prakriti devient puissante. Mais lorsqu’on devient un jnani et que l’on comprend que le corps n’est pas sa forme, il devient évident que le corps est attribuable à son « je suis », qui est la qualité de l’essence de la nourriture.


John Horgan : Un explorateur du cerveau repense la conscience

J’ai proposé de considérer le rôle de l’amygdale face au danger non pas comme celui d’un centre de la peur, mais plutôt comme le produit d’un circuit de survie défensif, en réservant le terme d’état mental « peur » à l’expérience consciente. Je m’attendais à ce que la partie consciente soit rejetée ou ignorée, car de nombreux chercheurs sur l’amygdale avaient été formés par des mentors issus de la tradition behavioriste. Mais je ne m’attendais pas à un rejet de la terminologie du circuit de survie défensif, puisque les termes « défense » et « peur » étaient utilisés de manière interchangeable pour décrire les comportements conditionnés par l’amygdale. Cela semblait être un moyen d’être clair, mais ce ne fut pas le cas.


Denyse O’Leary : L’étonnant fait que révèlent les patients au cerveau divisé

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Diviser le cerveau humain en deux peut sembler radical, mais cela a permis d’empêcher des crises d’épilepsie autrement incurables de se propager à l’ensemble du cerveau. Roger Sperry (1913–1994) a reçu le prix Nobel pour avoir découvert les subtils handicaps dont souffraient les patients au cerveau divisé. Il a établi que les hémisphères droit et gauche remplissaient des fonctions différentes. Cependant, en règle général, les patients mènent une vie normale par la suite. Ce qui est étonnant, c’est que, malgré la division radicale de la perception, il n’existe pratiquement aucune division conceptuelle — même lorsque, à toutes fins pratiques, aucune partie de leur cerveau n’a accès à l’ensemble des informations dont le concept dépend.


Francesca Crachilova et Michael Levin : Les modes d’entrée des formes de vie

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La plupart des grandes questions de la philosophie sont exposées dans un seul œuf fécondé. Une cellule se divise, puis se divise encore, et, bientôt un organisme complexe prend forme. L’ordre émerge à toutes les échelles, jusqu’à ce que ce qui n’était au départ qu’un protoplasme inerte devienne un être vivant capable d’espoirs et de rêves — et, dans le cas des humains, de la réflexion sur soi nécessaire pour affirmer qu’il est plus qu’une simple machine. Comment une telle transformation se produit-elle ? Comment une matière obéissant à la chimie et à la physique franchit-elle les frontières du comportement, de la pensée et même de la psychanalyse ?


River Kanies : Le paradoxe comme fondement : les ombres dans les archétypes

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River Kanies soutient que la nature paradoxale des archétypes psychologiques n’est pas contingente, mais qu’elle reflète la structure même de l’expérience : une structure où une tension non résoluble constitue à la fois l’élan de l’action et la substance du sens. La croyance selon laquelle un paradoxe archétypal peut être résolu — que la tension entre ordre et chaos, contrôle et liberté, soi et autre peut être définitivement tranchée en faveur d’un des pôles — révèle, selon lui, une incompréhension de la nature de la conscience. Elle confond une caractéristique structurelle avec un problème susceptible d’être résolu.


Shai Tubali : Comment l’IA modifie discrètement notre conception de l’esprit humain

Cette manière de penser, dit Seth, risque de « mécaniser nos esprits » d’une façon qui « réduit et appauvrit ce que signifie être humain ». Après tout, les êtres humains diffèrent des modèles de langage à bien des égards : par leur expérience vécue, leur conscience et leur constitution même. Si nous nous considérons comme des « algorithmes incarnés », soutient Seth, nous risquons de perdre « presque tout ce qu’il y a d’intéressant » — tout ce qui fait de nous ce que nous sommes. Peu à peu, cette conception nous sépare du reste de la nature, jusqu’à nous amener à nous considérer comme « appartenant au domaine de l’artificiel, du fabriqué, du non naturel ».