Colin Todhunter : Intrusion et dégradation : visualiser le droit d’exister
La volonté d’enclore totalement les espaces publics du quotidien sous l’autorité de l’État et des entreprises s’accélère partout. Elle se manifeste sous la bannière du « développement », qui n’est trop souvent qu’un euphémisme pour désigner l’impérialisme étatico-corporatif et la dépossession. Elle alimente également un certain sentiment bourgeois urbain qui assimile l’architecture ordonnée (façades de verre, viaducs, gentrification, zonage, chaînes commerciales, etc.) au « progrès ».