Orlando Moreira : Signaux à travers l’abîme : la portée du numérique et la fragilité de l’Autre
Moreira nous invite à une longue méditation sur la signification des espaces numériques et la possibilité de trouver l’Autre au milieu de la cacophonie infinie des simulacres. Lorsque vous tendez la main à travers l’écran, dit-il, vous ne savez pas si la figure à laquelle vous vous adressez est réelle ou fabriquée, amie ou fantôme. La tentation est de frapper le premier, de les traiter comme moins qu’une personne. Mais s’il y a ne serait-ce qu’une chance qu’un Autre se trouve de l’autre côté, la seule façon de préserver le sens est d’accorder sa reconnaissance avant d’avoir la certitude. Dans le vide numérique, la bienveillance est le seul pont capable de survivre à la simulation.