Charles Eisenstein : Le blindage ontologique dans la recherche sur les nouveaux paradigmes

La pensée scientifique conventionnelle considère les expériences comme un moyen d’interroger une réalité objective indépendante de l’observateur. Lorsque les scientifiques réalisent des expériences pour mesurer la vitesse de la lumière ou la masse du proton, ils pensent mesurer une quantité fixe, universelle et invariante dans le temps, qui ne changera pas à la suite de l’expérience. Mais que se passerait-il s’il existait des phénomènes qui ne sont pas encore « rangés » en constantes objectives ? Que se passerait-il si les expériences ne se contentaient pas de les mesurer, mais pouvaient les pousser vers un état ou un autre, non seulement localement, mais universellement ? Plus largement, que se passerait-il si les expériences que nous choisissons de mener, ainsi que l’intention et la manière dont nous les menons, pouvaient altérer la réalité ?


Colin Todhunter : De Global Research aux gardiens du récit des médias alternatifs

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Un média « alternatif » ou « indépendant » qui s’effondre sous la pression n’est pas une véritable alternative ; il n’est qu’une interface plus douce pour le même système, traduisant l’autorité dans un langage plus acceptable tout en l’appelant résistance. Dans de tels cas, les rédacteurs finissent par imposer l’orthodoxie avec autant de zèle que n’importe quelle institution dominante.


Elizabeth Jean Currie : Pas seulement de la fumée et des plumes !

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Le Dr Currie soutient que réduire l’efficacité de la médecine chamanique à un simple effet placebo ne rend pas justice à la sophistication de la pratique chamanique. Elle affirme que cette dernière repose sur une métaphysique complexe à plusieurs niveaux, dans laquelle le chaman exploite délibérément les relations de cause à effet qui dépassent le monde matériel visible.


Joan Tollifson : Ouverture

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L’attention peut être absorbée par des pensées et des récits concernant le passé et le futur, et la conscience peut s’identifier au personnage de l’histoire de ma vie, le « moi » qui semble aux commandes, pensant mes pensées, faisant mes choix, accomplissant mes actions, vivant ma vie, et subissant la frustration, la douleur et toutes sortes de sentiments et de circonstances indésirables. Toute cette activité mentale est comme un nuage qui voile et obscurcit, temporairement, la pleine expérience de cette présence ici-maintenant.


Gillian Jamieson : Le débat sur le cancer lié au Wi-Fi et aux téléphones portables s’intensifie

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Votre smartphone, votre Wi-Fi, votre compteur intelligent, votre iPad et bien d’autres appareils utilisent tous des rayonnements radiofréquences (RRF), mais savez-vous leurs effets physiques sur votre santé et celle de votre famille ? Où trouver la vérité ? Bien que nous n’entendions jamais que les RRF « devraient » être sans danger, un coup d’œil dans les coulisses révèle une bataille acharnée entre scientifiques pour contrôler le discours.


Iain Davis : Qu’est-ce qu’une ville 15 minutes ?

Non seulement tous les aspects tyranniques des VQM sont niés par ceux qui tentent de vendre l’infrastructure numérique à un public trompé, soit en refusant de reconnaître la réalité, soit en déployant la théorie du complot, mais, jusqu’à présent, aucun défenseur des VQM n’a expliqué comment la surveillance et l’application coercitive allaient revitaliser des communautés jusqu’ici négligées. Qui fournira les biens et services essentiels que le chrono-urbanisme moderne promet de livrer dans un rayon de 15 minutes ?


Peter Lukacs : Peut-on recâbler son cerveau ?

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Le cerveau n’est pas un circuit imprimé. Le modifier n’est pas aussi simple que de remplacer un fil ou de mettre à jour un logiciel. « recâbler » implique rapidité et précision, un ajustement unique produisant un résultat désiré ; cela suppose que les changements cérébraux soient mécaniques et toujours possibles, ce qui n’est jamais garanti. La réalité de la neuroplasticité est bien plus complexe : c’est un processus biologique progressif et d’une lenteur frustrante. Et si la science confirme que le cerveau peut changer, elle nous rappelle aussi que ce changement a un coût. Il exige du temps et des efforts, et parfois il échoue.


Anil Seth : Les IA discutent entre elles, et les choses deviennent étranges

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Mais plus on examine de près un cerveau réel, moins cette idée est tenable. Dans les cerveaux, il n’existe pas de séparation nette entre le « mindware (logiciel mental) » et le « wetware (matériel biologique) », comme c’est le cas entre le logiciel et le matériel dans un ordinateur. L’idée du cerveau comme ordinateur est une métaphore — une métaphore très puissante, certes, mais nous nous attirons toujours des ennuis lorsque nous confondons une métaphore avec la chose elle-même.


Colin Todhunter : Récolter la servitude : la démolition contrôlée de l’indépendance alimentaire

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La modernité néolibérale est un récit de dépossession déguisé en progrès. Qu’il s’agisse du Pendjab, du Mexique ou de l’Iowa, la question demeure la même : la nourriture et la terre seront-elles traitées comme des biens publics ou comme des actifs corporatifs ? Ce qui se jouera dans les années à venir décidera de la voie que l’humanité empruntera.


Adam Jacobs : Avant que cela ne s’appelle un corps

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Il ne s’agit pas de redevenir un nourrisson. Il s’agit plutôt de réduire le moi narratif, de dissoudre les frontières corporelles rigides et d’accroître l’immédiateté sensorielle. C’est une énergie libérée de la forme rigide. Ce qui se dissout, ce n’est pas le corps lui-même, mais l’idée du corps comme fixe. Bien entendu, de tels états sont fugaces et n’abolissent pas l’incarnation — mais ils nous rappellent que le corps est bien plus fluide que nous ne l’assumons habituellement. La sensation ne se produit pas simplement dans la conscience — elle est la preuve que la conscience était déjà là. Ce qui rend la sensation présente ne peut lui-même être réduit à la sensation seule.