Chandan Priyadarshi : Essai 9 : Les limites de l’explication,

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L’explication met des termes en relation. Mettre des termes en relation exige que ces termes soient disponibles pour entrer en relation. Il a été montré, dans quatre domaines qui n’ont rien d’autre en commun, que cette disponibilité est présupposée par l’acte explicatif plutôt que produite par lui, et qu’elle réapparaît à chaque niveau où une régression peut être poussée, au lieu de se refermer comme se referme une lacune ordinaire.


UG : Nous avons créé cette jungle de société

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L’homme a pollué, détruit et exterminé tout ce qui l’entoure, uniquement parce qu’il veut être au centre de l’univers, au centre de toute la création. Il n’y a ici aucun enseignement, seulement des phrases disjointes, déconnectées. Ce qui existe, c’est uniquement votre interprétation de la parole écrite ou parlée, rien d’autre. Les réponses que vous obtenez sont les vôtres. Elles vous appartiennent, pas à moi.


Pierre Kory et Un médecin du midwest : Les périls du recours aux absolus

Cela permet également de comprendre le comportement dogmatique des médecins et leur tendance à réduire des sujets complexes à des affirmations simples qui ignorent une grande partie de ce qui se passe chez chaque patient. Mais, plus profondément, je pense que c’est la même dynamique qui sous-tend nombre des égarements de notre société, puisque toute notre conception de la science et de la médecine repose sur la domination et la définition rigide de la nature, plutôt que sur une collaboration harmonieuse avec celle-ci. Il s’agit, en définitive, d’un exercice futile visant à imposer la certitude à un monde qui ne peut jamais offrir davantage que l’illusion à l’intérieur d’un modèle artificiel.


Rupert Sheldrake : L’âme du monde et les champs de la nature

Les causes formelles et finales n’ont donc jamais vraiment été expulsées de la science. Elles sont restées sous nos yeux, dissimulées dans cette partie de la physique que presque personne ne songe à examiner. Je défendrai également l’idée que les lois de la nature sont mieux comprises comme des habitudes, et que la nature possède une mémoire — une idée qui valut à mon premier livre d’être dénoncé dans les pages de Nature comme un ouvrage bon à brûler, alors que mes collègues indiens n’y trouvèrent rien de particulièrement étonnant.


Denyse O’Leary : Y a-t-il davantage de scientifiques qui parlent d’un Esprit derrière l’univers ?

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Un facteur qui pourrait inciter certains scientifiques à réfléchir plus attentivement à ces questions est le vide intellectuel qui s’ouvre devant l’athée séculier. Par exemple, le physicien théoricien Carlo Rovelli a récemment affirmé qu’il n’existe aucun problème difficile de la conscience : « Nous faisons tous partie de la nature, comme tout le reste dans ce monde merveilleux ». Bien sûr, il peut écarter le problème d’un revers de main, mais cela ne le fait pas disparaître…



Chandan Priyadarshi : Essai 8 : Que signifierait réduire la conscience ?

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La philosophie bouddhique du Madhyamaka, associée avec le plus de rigueur à Nagarjuna et, plusieurs siècles plus tard, à l’élaboration de sa méthode par Candrakirti, ne propose pas une métaphysique alternative destinée à rivaliser avec les conceptions qu’elle examine. Cette distinction n’est pas une faveur accordée à cette tradition. C’est précisément ce qui donne sa force à la méthode, et la perdre de vue est la manière la plus courante de mal comprendre cette tradition.


Charles Eisenstein : Le Mythe de Tara

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Je ne suis pas seulement malade, je suis en train de mourir. Et lorsque je mourrai, lorsque mon esprit animateur aura quitté le monde, les systèmes vivants de la Terre s’effondreront. Les baleines mourront. Les poissons mourront. Les océans mourront. Les forêts, les grenouilles, les insectes, tous périront. Tous sauf toi, l’humanité. Tu ne mourras pas, mais tu seras seul, mon fils, seul dans tes villes climatisées, à manger de la nourriture cultivée en laboratoire, avec pour seuls souvenirs de la vie que tu as détruite des simulations numériques…


Ola Nilsson : Cerner le domaine de l’esprit

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À travers une expérience de pensée simple, directe et très efficace, Nilsson nous aide à développer une compréhension très concrète et explicite du lieu où se produisent les événements : le domaine de l’esprit. Il démontre en outre l’indépendance fondamentale entre ce domaine et la localisation spatiale.


Matthew David Segall et Rupert Sheldrake : De la résonance morphique au platonisme évolutionniste

Ce dialogue avec Matt Segall, docteur en philosophie et professeur agrégé de philosophie, de cosmologie et d’étude de la conscience au California Institute of Integral Studies, a été enregistré peu après que nous sommes tous deux intervenus lors d’un colloque sur l’âme du monde à l’Université de Cambridge. Nous discutons des points de rencontre entre le récent tournant de Michael Levin vers un platonisme évolutionniste de la forme biologique et la résonance morphique, en évoquant notamment l’ordre impliqué de David Bohm, la théologie du processus de Whitehead et l’approche holistique de Charles Darwin.