Krishnamurti & David Bohm — entretiens sur Vérité & Réalité 7

La pensée mesure, définit et détermine… Elle peut, par exemple, déterminer la montagne, même si elle ne l’a pas créée : elle détermine la montagne comme une réalité objective qui existait indépendamment d’elle. Ensuite, deuxième étape : la pensée a fabriqué le microphone ; il a donc été créé par la pensée, mais, une fois fabriqué, il continue d’exister indépendamment d’elle. Troisième étape : la pensée a créé un « centre » qui, lui, n’existe absolument pas indépendamment de la pensée, mais elle croit qu’il existe indépendamment…


David E. Lloyd : La conscience et le monde comme résonance structurée

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David Lloyd revient avec une autre analyse fascinante des isomorphismes — les correspondances de forme — entre les configurations et les régularités de l’expérience intérieure et celles du monde physique. Son écriture s’appuie à la fois sur une profonde introspection et sur une solide connaissance des sciences physiques. Dans cet essai, il examine des isomorphismes qui permettent à la téléologie — un certain sens de finalité et de direction — d’exister dans la nature de manière spontanée et susceptible d’être étudiée scientifiquement, sans qu’il soit nécessaire de faire intervenir la délibération d’une divinité anthropomorphique.


Michael Levin et Matthew David Segall : Les esprits en ingression et l’Éros de l’univers

la matière « fait office de sage-femme » pour la vie et l’esprit plutôt qu’elle ne les fabrique paraît également très compatible avec l’idée de Whitehead selon laquelle la physiologie « abrite » et amplifie l’expérience au lieu de la produire. L’organisation corporelle fournit un environnement protégé dans lequel peuvent surgir des occasions d’expérience d’un degré supérieur.


Catherine Coldstream : La musique et l’ineffable divin

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Tout au long de l’histoire de l’humanité, la musique a été considérée comme un moyen de nous relier au divin. Rabindranath Tagore la décrivait comme « la forme d’art la plus pure », tandis que Beethoven la voyait comme « l’unique entrée incorporelle dans le monde supérieur de la connaissance qui embrasse l’humanité, mais que l’humanité ne peut embrasser ». Dans cet article, l’écrivaine, mentore et ancienne religieuse carmélite Catherine Coldstream contemple la relation entre le silence, la parole et la musique dans notre expérience de l’ineffable ; la correspondance « sublime » entre la musique et les harmonies de l’univers, ainsi que son propre amour pour les derniers quatuors à cordes de Beethoven. « Le don de la musique nous parvient comme la pluie ou la rosée ou l’inspiration, comme beauté, comme gratuité ».


Chandan Priyadarshi : Essai 9 : Les limites de l’explication

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L’explication met des termes en relation. Mettre des termes en relation exige que ces termes soient disponibles pour entrer en relation. Il a été montré, dans quatre domaines qui n’ont rien d’autre en commun, que cette disponibilité est présupposée par l’acte explicatif plutôt que produite par lui, et qu’elle réapparaît à chaque niveau où une régression peut être poussée, au lieu de se refermer comme se referme une lacune ordinaire.


UG : Nous avons créé cette jungle de société

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L’homme a pollué, détruit et exterminé tout ce qui l’entoure, uniquement parce qu’il veut être au centre de l’univers, au centre de toute la création. Il n’y a ici aucun enseignement, seulement des phrases disjointes, déconnectées. Ce qui existe, c’est uniquement votre interprétation de la parole écrite ou parlée, rien d’autre. Les réponses que vous obtenez sont les vôtres. Elles vous appartiennent, pas à moi.


Pierre Kory et Un médecin du midwest : Les périls du recours aux absolus

Cela permet également de comprendre le comportement dogmatique des médecins et leur tendance à réduire des sujets complexes à des affirmations simples qui ignorent une grande partie de ce qui se passe chez chaque patient. Mais, plus profondément, je pense que c’est la même dynamique qui sous-tend nombre des égarements de notre société, puisque toute notre conception de la science et de la médecine repose sur la domination et la définition rigide de la nature, plutôt que sur une collaboration harmonieuse avec celle-ci. Il s’agit, en définitive, d’un exercice futile visant à imposer la certitude à un monde qui ne peut jamais offrir davantage que l’illusion à l’intérieur d’un modèle artificiel.


Rupert Sheldrake : L’âme du monde et les champs de la nature

Les causes formelles et finales n’ont donc jamais vraiment été expulsées de la science. Elles sont restées sous nos yeux, dissimulées dans cette partie de la physique que presque personne ne songe à examiner. Je défendrai également l’idée que les lois de la nature sont mieux comprises comme des habitudes, et que la nature possède une mémoire — une idée qui valut à mon premier livre d’être dénoncé dans les pages de Nature comme un ouvrage bon à brûler, alors que mes collègues indiens n’y trouvèrent rien de particulièrement étonnant.


Denyse O’Leary : Y a-t-il davantage de scientifiques qui parlent d’un Esprit derrière l’univers ?

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Un facteur qui pourrait inciter certains scientifiques à réfléchir plus attentivement à ces questions est le vide intellectuel qui s’ouvre devant l’athée séculier. Par exemple, le physicien théoricien Carlo Rovelli a récemment affirmé qu’il n’existe aucun problème difficile de la conscience : « Nous faisons tous partie de la nature, comme tout le reste dans ce monde merveilleux ». Bien sûr, il peut écarter le problème d’un revers de main, mais cela ne le fait pas disparaître…