Martin-Johannes Nühlen : L’âme en tant que structure dispositionnelle de la Volonté
Cet essai propose une troisième voie entre la négation de tout soi persistant et l’affirmation d’une substance-âme immuable : l’âme conçue comme une structure dispositionnelle de la Volonté, dans un sens inspiré de Schopenhauer, où la Volonté est comprise comme le fondement créateur par lequel la conscience se différencie en sujets et en mondes. Ce qui subsiste au fil des incarnations successives n’est ni la mémoire ni un caractère fixe, mais un ensemble cohérent de potentialités — une manière caractéristique de vouloir, d’éprouver et de créer. L’âme n’est pas ce que l’on est, mais ce que l’on peut faire. Inscrite dans le cadre de l’idéalisme analytique et faisant écho aux notions de mana, de samskaras et à l’étymologie du mot allemand Seele, cette conception permet à une continuité réelle et à une transformation réelle de coexister.