Martin Ratte : L’infini dans nos vies

| Catégories : Ratte Martin | Mots-clés : , , ,

Un « objet » se présente dans une dimension infinie s’il se donne en dehors de tout cadre (ou de toute limite). Ainsi, l’infini quantitatif, relatif aux nombres, désigne la suite des nombres lorsqu’on cesse de les encadrer ou de les limiter. Il existe aussi un infini qualitatif. Celui-ci concerne les objets et la vie qui nous sont donnés par nos sens. Ces objets peuvent aussi être pris en dehors de tout cadre, de sorte qu’ils se présentent alors dans ce qu’ils ont d’infini.


Insights sur la régénération III. Discussion avec Krishnamurti

| Catégories : Entretien/Interview, Krishnamurti J. | Mots-clés : , , , ,

L’amour implique bien davantage que le mot. Il implique une grande beauté. Il ne réside pas dans la femme que j’aime, mais dans le sentiment même d’aimer, ce qui implique une relation avec la nature, l’amour des étoiles, de la terre, des pierres, du chien errant, de tout cela, et aussi l’amour de ma femme. Si vous le réduisez au désir et à la sensation, si vous l’appelez un mouvement biologique, alors cela devient une affaire sordide. Votre femme vous traite, et vous la traitez, comme une nécessité biologique. Est-ce cela, l’amour ? Je demande donc : le désir, le plaisir, est-ce l’amour ? Le confort sexuel est-ce l’amour ?


Colin Todhunter : Terres volées et aide sociale aux entreprises : l’arnaque mondiale consistant à « nourrir le monde »

Le public se fait « détrousser » deux fois : une fois au bureau des impôts et une autre à la caisse. Dans le même temps, l’État subventionne un troisième « détroussage » : un effondrement de la santé publique financé par le contribuable. En finançant le volume plutôt que la nutrition, le gouvernement paie les entreprises pour fabriquer une crise sanitaire, puis taxe le public pour en traiter les conséquences. Le contribuable finance les calories vides, les marges des supermarchés et les maladies chroniques qui en résultent et dont le coût retombe sur le Service national de santé.


Michael Egnor : Benjamin Libet et la découverte du « libre refus »

| Catégories : Egnor Michael | Mots-clés : , , ,

On peut dire que la recherche neuroscientifique la plus intéressante et la plus soutenue sur le libre arbitre a été menée au début des années 1980 par le neurophysiologiste Benjamin Libet (1916-2007). Libet était fasciné par la relation temporelle entre l’activité électrique du cerveau et les pensées. Il voulait savoir ce qui se passe exactement dans le cerveau au moment où nous prenons une décision.


Antonello Veltri : L’idéalisme analytique pourrait-il offrir un nouveau cadre pour la psychopathologie ?

Cet essai, à la fois éclairant et important, soutient que l’idéalisme analytique pourrait contribuer à dépasser l’impasse conceptuelle actuelle en psychiatrie. Le Dr Veltri explique comment l’ensemble des principaux troubles psychiatriques peut être réinterprété, de manière plus favorable sur le plan thérapeutique, à la lumière d’une ontologie idéaliste de l’esprit. En effet, il reformule les troubles mentaux comme des perturbations de la frontière dissociative séparant l’« alter » individuel de la conscience universelle, un changement de perspective qui conduit à de forts moments d’« eurêka ». Le cadre qui en découle permet une déconstruction des données neuroscientifiques et suggère un déplacement de l’attention thérapeutique vers la modulation de cette frontière.


Insights sur la régénération II. Discussion avec Krishnamurti

Maintenant, la connaissance de soi est-elle le facteur central de la régénération ? Si tel est le cas, alors comment puis-je me connaître — sachant que le mot n’est pas la chose, que la description n’est pas la chose décrite ? S’il n’y a pas de verbalisation, que se passe-t-il ensuite ? Vous avez éliminé, si vous ne verbalisez pas, tout le domaine de la morale, de l’éthique. Pour nous les mots sont devenus très importants. Prenez le mot violence ; si je n’emploie pas ce mot et que je suis libre de la verbalisation avec toute sa signification, que reste-t-il ?


Mahdi Ranaee : Quatre scepticismes : ce que nous pouvons savoir sur ce que nous ne pouvons pas savoir

| Catégories : Essais | Mots-clés : , , , ,

Descartes remet en question ce que les anciens tiennent pour acquis : l’existence d’un monde extérieur. Puis il y a quelque chose, que Kant met en évidence, qui n’est jamais venue à l’esprit de Descartes : le conceptuel a une incidence sur le non-conceptuel, notre expérience a une incidence sur les objets spatio-temporels. Et Kant lui-même n’envisage jamais ce problème dans son sens le plus redoutable : que la relation entre le conceptuel et le non conceptuel puisse être problématique, même dans le cas des actions que nous accomplissons nous-mêmes, lorsque la direction de l’ajustement va de l’esprit vers le monde. C’est la dernière étape importante, le moment wittgensteinien.


Peter Russell : Pourquoi la méditation devrait être sans effort

| Catégories : Russell Peter | Mots-clés : , , , , ,

Au cours de mes cinquante années d’enseignement de la méditation, j’ai constaté que le plus grand défi pour les étudiants est de lâcher le contrôle. Ils ne parviennent pas tout à fait à croire qu’ils n’ont vraiment pas besoin d’essayer. Parfois, même les méditants les plus expérimentés, avec des années de pratique, mettent encore un léger effort dans leur pratique. Une fois qu’ils lâchent complètement prise, ils commencent à apprécier à quel point cela peut être sans effort et se retrouvent à plonger plus aisément dans la paix d’un esprit tranquille.


Martin Ratte : Assez des synchronicités !

| Catégories : Ratte Martin | Mots-clés : , , , ,

Nous sommes toutefois, pour la plupart d’entre nous, aveugles à cette interconnexion globale. Pour connaître une telle relation globale, il faut cesser d’utiliser notre pensée et se libérer de notre besoin d’interpréter les choses. Comme on l’a dit plus haut, la pensée (ou l’interprétation) a une portée locale ou limitée, ce qui la rend incapable de saisir l’interconnexion globale du monde et de ma vie. Mais si je ne perçois plus ma vie par le biais de mes pensées ou de mes jugements, comment vais-je lui donner un sens ?


Pascal Ruga : Priorité à l’unité

| Catégories : Ruga Pascal | Mots-clés : , ,

On ne saura jamais assez tout ce que le mental livré à lui-même peut contenir d’incomplétude. Il faut être d’une extrême vigilance envers soi-même, d’une lucidité à toute épreuve, et cela, sans le moindre soupçon de tension ; ce qui est difficile à concevoir pour la majorité d’entre nous tant nous avons le préjugé de la manière forte, de l’action volontaire, de la conquête du pouvoir, de la victoire à acquérir sur soi-même.