Chandan Priyadarshi : La philosophie de la Sadhana

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Une pratique peut commencer par mettre de l’ordre dans les conditions matérielles de la vie, se poursuivre par l’affinement de la cognition et de l’attention, et tendre vers l’organisation plus profonde dans laquelle s’établissent la conviction, la résolution et l’orientation. Plus une pratique va en profondeur, plus elle touche profondément le principe organisateur de la personne, et la couche causale, selon cette analyse, est le lieu où ce principe organisateur trouve son fondement.


Sri Nisargadatta Maharaj : Sadhana : Il n’y a rien à devenir

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Du corps, vous obtenez la connaissance du “Je suis”. Dans ce processus, vous devenez de plus en plus subtil. Lorsque vous êtes en mesure d’être témoin de la connaissance “Je suis”, vous avez atteint le plus haut. C’est ainsi que vous devez essayer de comprendre, et les graines de la connaissance germeront en vous


Joan Tollifson : Questions brûlantes

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Comment incarner la présence et l’amour inconditionnel face à la cruauté humaine, à la guerre, au génocide, à la dévastation environnementale, à l’élevage industriel, à l’expansion des centres de données et à toutes les autres injustices et horreurs que nous voyons dans le monde ? La non-dualité implique-t-elle une acceptation passive de toutes ces choses ?


Chandan Priyadarshi : Essai 10 : La direction de la révélation

Un essai antérieur demandait si le témoin pouvait devenir un objet et concluait que non, car la qualité d’objet est une catégorie qui ne s’applique qu’au sein de ce que le témoin divulgue, et non au témoin lui-même. Le présent essai pose maintenant une question structurellement apparentée mais distincte : la cognition, qui est elle-même un événement au sein de la divulgation, peut-elle établir une propriété structurelle de la divulgation en tant que telle, ou toute tentative de ce genre mesure-t-elle inévitablement la divulgation à l’aide d’instruments, à savoir des distinctions cognitives, qui sont eux-mêmes internes à ce qui est mesuré ?


Vimala Thakar : La fusion de la conscience du « Je »

L’émergence du processus involontaire de la conscience du « je », devenu très complexe au niveau psychologique, dans lequel nous vivons aujourd’hui, doit être transcendée. Vivre dans un corps différencié et individualisé, fonctionner à travers la complexité des conditionnements collectifs : tels sont les canaux par lesquels nous pouvons nous exprimer, tout comme nous nous exprimons à travers le corps. La spiritualité nous dit de ne pas assimiler la Totalité de la Vie au physique et au psychologique. Il existe une autre dimension, où l’on fera l’expérience de l’émergence d’une énergie de Conscience, d’une énergie d’Intelligence…


Charles Eisenstein : Le sujet perdu : l’IA et l’être humain

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Cette question touche au cœur de débats philosophiques séculaires. Ne sommes-nous que des machines de chair qui s’imaginent conscientes ? La pensée est-elle une question de calcul ? Les qualités sont-elles réelles, ou simplement des illusions que nous projetons sur des quantités ? Le choix existe-t-il, ou les causes déterminent-elles entièrement nos actions ?


Matthew David Segall et Rupert Sheldrake : Christianisme, bouddhisme et hindouisme

Ce dont nous devons apprendre des traditions bouddhiste et hindoue, c’est surtout cette pratique intérieure de la méditation, qui a été peu mise en valeur dans l’Occident chrétien. Elle est davantage présente dans les Églises orthodoxes russe et orientale. Pour ma part, je médite depuis de nombreuses années. J’utilise aujourd’hui un mantra chrétien. Je pratique une forme de méditation très semblable aux méditations hindoues ou bouddhistes, mais avec un mantra chrétien.


Karina Ferreira Firme : Le tout dans chaque alter : pourquoi intégrer l’ombre apaise le monde

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Dans cet essai court et accessible, Karina Firme s’appuie sur une métaphysique idéaliste pour expliquer pourquoi l’intégration des aspects rejetés de notre propre personnalité permet de se décharger de la charge émotionnelle que nous associons habituellement aux autres, apaisant ainsi le monde. Ses idées offrent un exemple convaincant de la puissance explicative de la métaphysique : comment celle-ci peut à la fois élucider et fonder des faits d’observation clinique qui, bien que décrits, ne pouvaient pas être pleinement expliqués auparavant.


Pauline Rudd : À l’écoute du monde

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J’ai découvert que les mêmes compétences que j’avais développées dans mon travail scientifique et dans ma vie contemplative pouvaient être utilisées pour interagir avec les arbres, les nuages ou quoi que ce soit d’autre. Il s’agissait de m’ouvrir et de faire taire le bavardage intérieur afin de créer l’espace nécessaire pour entendre ce que le reste du monde essayait de me dire. J’ai pris conscience que le monde qui m’entourait essayait de m’inclure dans son univers, mais que je ne disposais pas du langage nécessaire pour bien communiquer.


Matthew David Segall : L’histoire de la vie, de Platon et Descartes à Darwin et Lovelock

L’enjeu d’adopter une vision relationnelle du monde n’est pas que nous ne soyons pas des individus. C’est qu’être un individu est quelque chose que nous apprenons à faire ensemble. Avant tout, en étant élevés par des parents aimants et au sein de communautés bienveillantes, nous sommes invités à entrer dans ce que nous appelons l’individualité, qui n’est pas quelque chose de séparé du monde, mais une manière d’être en relation avec le monde — et d’atteindre, par la reconnaissance mutuelle, une forme de liberté collective en tant qu’êtres humains et qu’organismes vivants.