Emmanuel Vaughan-Lee : La communion est vivante

Un enseignant soufi, une roshi zen, une bouddhiste zen et un ancien prêtre épiscopal se réunissent pour examiner comment les valeurs de l’écologie spirituelle sont intégrées à leurs traditions religieuses, et comment la restauration de pratiques incarnées de révérence écologique peut nous aider à cultiver un espace où le divin devient expansif.


Vijay Jayaraj : La nouvelle religion solaire de New York est absolument dévastatrice pour la faune et les terres agricoles

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Il y a des siècles, les civilisations sud-américaines offraient des terres, des récoltes et parfois des vies humaines pour apaiser des dieux qu’elles croyaient capables de contrôler le climat. New York a modernisé le rituel pour un public contemporain. L’État a érigé des autels sous forme de fermes solaires et nommé un clergé de bureaucrates qui censure les preuves de la destruction provoquée par leurs politiques.


Martin Ratte : La séparation

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Se sentir séparé des gens se traduit souvent par une souffrance très intense. Cette souffrance est appelée « solitude ». Pourquoi se sentir séparé des autres nous fait-il souffrir (ou nous fait-il vivre de la solitude) ? Cette absence de lien avec autrui est souffrante parce que nous avons été conditionnés à avoir besoin des autres. Dès nos premières heures dans ce monde, notre existence a dépendu des autres. Les autres ont donc gagné à nos yeux une importance immense. Il est donc normal que si nous nous sentons séparés d’eux, nous en souffrions ; autrement dit, que nous vivions de la solitude. Résoudre le problème de la séparation est donc important. Cela nous permettrait notamment de dépasser notre solitude.


Tia Kansara : Le corps à l’écoute, entretien avec John Stuart Reid

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Si nous comprenions vraiment que chaque voix entre physiquement dans le monde et l’affecte, parlerions-nous différemment les uns aux autres ?
Les anciens semblent avoir détenu ce savoir sous forme de pratique bien avant que quiconque ne le détienne sous forme de mécanisme. Dans Music and Musicians in Ancient Egypt de Lise Manniche, une ligne rituelle dit : le sistre, le hochet aux sonorités aiguës et scintillantes, présenté aux narines de l’officiant, afin qu’il puisse procurer le souffle rajeunissant.


Krishnamurti & David Bohm — entretiens sur Vérité & Réalité 7

La pensée mesure, définit et détermine… Elle peut, par exemple, déterminer la montagne, même si elle ne l’a pas créée : elle détermine la montagne comme une réalité objective qui existait indépendamment d’elle. Ensuite, deuxième étape : la pensée a fabriqué le microphone ; il a donc été créé par la pensée, mais, une fois fabriqué, il continue d’exister indépendamment d’elle. Troisième étape : la pensée a créé un « centre » qui, lui, n’existe absolument pas indépendamment de la pensée, mais elle croit qu’il existe indépendamment…


David E. Lloyd : La conscience et le monde comme résonance structurée

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David Lloyd revient avec une autre analyse fascinante des isomorphismes — les correspondances de forme — entre les configurations et les régularités de l’expérience intérieure et celles du monde physique. Son écriture s’appuie à la fois sur une profonde introspection et sur une solide connaissance des sciences physiques. Dans cet essai, il examine des isomorphismes qui permettent à la téléologie — un certain sens de finalité et de direction — d’exister dans la nature de manière spontanée et susceptible d’être étudiée scientifiquement, sans qu’il soit nécessaire de faire intervenir la délibération d’une divinité anthropomorphique.


Michael Levin et Matthew David Segall : Les esprits en ingression et l’Éros de l’univers

la matière « fait office de sage-femme » pour la vie et l’esprit plutôt qu’elle ne les fabrique paraît également très compatible avec l’idée de Whitehead selon laquelle la physiologie « abrite » et amplifie l’expérience au lieu de la produire. L’organisation corporelle fournit un environnement protégé dans lequel peuvent surgir des occasions d’expérience d’un degré supérieur.


Catherine Coldstream : La musique et l’ineffable divin

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Tout au long de l’histoire de l’humanité, la musique a été considérée comme un moyen de nous relier au divin. Rabindranath Tagore la décrivait comme « la forme d’art la plus pure », tandis que Beethoven la voyait comme « l’unique entrée incorporelle dans le monde supérieur de la connaissance qui embrasse l’humanité, mais que l’humanité ne peut embrasser ». Dans cet article, l’écrivaine, mentore et ancienne religieuse carmélite Catherine Coldstream contemple la relation entre le silence, la parole et la musique dans notre expérience de l’ineffable ; la correspondance « sublime » entre la musique et les harmonies de l’univers, ainsi que son propre amour pour les derniers quatuors à cordes de Beethoven. « Le don de la musique nous parvient comme la pluie ou la rosée ou l’inspiration, comme beauté, comme gratuité ».


Chandan Priyadarshi : Essai 9 : Les limites de l’explication

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L’explication met des termes en relation. Mettre des termes en relation exige que ces termes soient disponibles pour entrer en relation. Il a été montré, dans quatre domaines qui n’ont rien d’autre en commun, que cette disponibilité est présupposée par l’acte explicatif plutôt que produite par lui, et qu’elle réapparaît à chaque niveau où une régression peut être poussée, au lieu de se refermer comme se referme une lacune ordinaire.


UG : Nous avons créé cette jungle de société

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L’homme a pollué, détruit et exterminé tout ce qui l’entoure, uniquement parce qu’il veut être au centre de l’univers, au centre de toute la création. Il n’y a ici aucun enseignement, seulement des phrases disjointes, déconnectées. Ce qui existe, c’est uniquement votre interprétation de la parole écrite ou parlée, rien d’autre. Les réponses que vous obtenez sont les vôtres. Elles vous appartiennent, pas à moi.