swami Satyananda Sarasvati : Médecine moderne et yoga

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Mon Guru Swami Sivananda était un grand médecin. Un jour je lui ai demandé : « Pourquoi avez-vous abandonné la médecine ? » Il m’a répondu : « Les maladies humaines sont au-delà du cadre médical. Les médicaments ne peuvent guérir les souffrances morales ni éloigner le chagrin. Les drogues ne peuvent aider l’être humain à dépasser leurs émotions. C’est pourquoi j’ai choisi le yoga à la place de la médecine. »


Hélène Foglio : La dimension spirituelle du langage

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L’instrument le plus prestigieux qui distingue l’homme de tout le reste de la création est incontestablement le langage. Certes, les animaux ne sont pas dépourvus de signaux acoustiques, mais à leur niveau les informations émises et reçues demeurent toujours très rudimentaires en regard du code verbal humain descriptif et symbolique, qui traduit des pensées et des sentiments d’une extrême complexité. Par lui, l’être humain structure son ego, exprime sa spécificité individuelle, découvre l’autre, et s’il pénètre le mystère du verbe, il parvient même à saisir la raison profonde de son être-au-monde.


Maud Forget : Vedanta, un message venu de l'orient

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Vers l’an 2500-2000 avant J.C. (ou 1800 selon les exégètes) une rédaction des Véda fut entreprise en langue sanscrite. D’après les textes qui nous sont parvenus, le premier Véda a été perdu. Ensuite, le plus ancien en date, fut le Rig Véda, il est essentiellement composé d’invocations et de prières. Le second : le Yajur Véda, contient les formules sacrificielles. Le troisième, le Sama Véda est un recueil des mélodies. Quant au quatrième: l’Atharva Véda, c’est plutôt un traité de magie blanche ou noire. Certains ne le comptent pas dans la Sruti.


Micheline Flak : La pensée positive, mode d’emploi

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Un employé, par mégarde, se fit enfermer dans une chambre froide. Au matin on le retrouva mort de froid, du moins tous les symptômes observés autorisaient-ils ce diagnostic. Tous, mis à part un élément d’enquête qui surprit : le moteur à réfrigérer n’était pas en marche. La prise avait été débranchée bien avant l’accident. Notre homme ne le savait pas sans quoi il eût tout fait pour survivre. Mais, persuadé qu’il était condamné à mourir, il mourut. Le monde est plein de gens à la foi gelée.


Marcel Hennart : La joie de l'unité

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C’est le même souci constructif, la même recherche de l’Un qui a conduit le mental à ce qu’on appelle communément : le désir de l’ABSOLU. La connaissance des différentes beautés nous amène à la connaissance de l’essentielle Beauté ; la connaissance des différentes vérités nous amène à la connaissance de l’essentielle Vérité. Ainsi est possible pour le mental la connaissance de l’Être, muni des différentes perfections, dont nous ne connaissons que des pâles reflets.


Gustave-Lambert Brahy : Fascisme, Démocratie et Spiritualité

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Autant conclure de suite que les régimes démocratiques vraiment dignes de ce nom — et c’est pourtant vers ces régimes que nous nous acheminons petit à petit, à force d’expériences ! — ne nous apporteront des gouvernements vraiment sains que lorsqu’ils seront l’émanation de citoyens instruits, spécialement éclairés sur leurs droits et leurs devoirs, imbus d’esprit critique, et qui ne se laisseront plus leurrer par les mirages de charlatans habiles et lorsque aussi ces gouvernements seront composés eux-mêmes d’hommes ayant acquis le sens, du devoir et, surtout, celui des responsabilités.


Serge Brisy : Sommes-nous le « moi » ?

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Le désarroi de nos existences provient de ce que nous ignorons ce qu’est le Moi. Pour le comprendre il ne suffit pas de se contenter de structures théoriques, qui ne satisfont que l’intellect. Le travail exigé est autrement difficile, complexe, profond, car il réclame la concentration des énergies de tout l’être, l’éveil de son intelligence supérieure, l’incessant rayonnement de son cœur, la dislocation constante de ses égoïsmes les plus subtils et les plus cachés ; en un mot, la prise de contact avec le Moi véritable, au-delà de toutes les apparences de surface.


Georges Diagerine : Un prospecteur de l'invisible : Gustav Meyrink

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En 1868, Gustav Meyrink naît à Vienne. C’est le fils naturel du ministre d’État du Wurtemberg, le baron Karl von Varnbüler, sexagénaire, et de Maria Meyer, une jeune actrice contre laquelle Gustav Meyrink éprouvera longtemps une haine tenace. Il n’abandonnera son nom de Gustav Meyer pour choisir son pseudonyme que beaucoup plus tard : c’est le patronyme d’un officier saxon du XVIIe siècle, ancêtre de sa mère. Après avoir étudié à Hambourg, Gustav Meyrink se rend très vite à Prague, où il est l’élève d’une Académie commerciale. Puis il fonde la banque Meyer et Morgenstern. A cette époque, il se consacre au jeu d’échecs, au canotage et aux intrigues amoureuses. Après quelques désordres sentimentaux, il décide de mettre fin à ses jours. C’est alors qu’il découvre brusquement l’occultisme qui le captive. Il s’y consacrera totalement pendant des mois. Puis il démasque les faux médiums et les charlatans qui pullulent à Prague et commence à s’intéresser au yoga et à l’alchimie. Toutefois, il continue à cultiver son propre don de voyance. Il expérimente avec prudence certaines drogues hallucinogènes, mais il s’en détourne bientôt pour participer à la création, en 1891, d’une loge théosophique : l’Étoile bleue.


Serge Young : Charles Morgan l'art et l'unité de l'esprit

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Alors donc, il existe quelque chose en nous qui dialogue avec l’univers tout entier. Et notre solitude que nous croyons sans voix n’est qu’une solitude sans oreille. Quelque chose détient le secret que nous cherchons en vain. Et il suffit d’écouter, direz-vous ? Mais cela n’est pas si simple. La chair de l’homme a pris une importance extrême. L’homme est perdu dans cet univers des apparences qu’il a voulu à tout prix, concevoir et approfondir. L’homme qui se rue dans sa crainte d’être seul, les bras ouverts, dans sa soif d’étreindre les formes et les surfaces, alors que seule en lui quelque chose est là qui n’est séparé de rien ! La vie des aspects à laquelle il a donné crédit se boursouffle et l’entoure, le retient prisonnier sans parvenir à pénétrer en lui. Il est aveuglé par le temporel et le variable. Il se dispute avec des fantômes qui lui échappent. Il est semblable à celui qui, cherchant la porte de sa cellule, lui tournerait le dos et se heurterait en vain au mur opposé.


Boris Paque : Homme sois toi-même

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Notre existence toute entière comporte en soi une certaine dualité, fait contrôlé et acquis par la science ; comme vous le savez, elle comprend d’une part tous les phénomènes conscients ou « volontaires » et d’autre part, les faits « subconscients », c’est-à-dire ceux indépendants de tout contrôle direct ; ces derniers doivent être considérés comme les faits supérieurs, et de loin les plus importants, parce qu’ils comprennent ceux présidant à nos fonctions vitales : la respiration, la digestion, la circulation ; ils président mentalement à tous nos réflexes, à nos habitudes, à notre santé et ce sont eux encore qui commandent notre caractère et notre tempérament.