Adam Jacobs : L’Histoire sans fin

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L’idée que l’infini peut être approché, mais jamais pleinement atteint n’est pas une nouveauté de la physique moderne. C’est un thème qui apparaît dans presque toutes les traditions spirituelles et mystiques. Chaque culture, dans sa propre langue, a exprimé la notion que la réalité ultime dépassera à jamais la compréhension des êtres finis. Ces traditions ne présentent pas cela comme un échec, mais comme un trait essentiel de la relation entre l’humain et le divin. Ce que la cosmologie découvre par les équations et les observations, les mystiques l’expriment depuis des millénaires par la métaphore, le symbole et l’intuition contemplative.


Robert Powell : Maya ne peut jamais embrasser Brahman

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Ainsi, les explications peuvent, au mieux, suggérer la vérité, mais elles ne peuvent jamais prouver ou transmettre cette vérité à autrui. La vérité doit être réalisée par soi-même pour soi-même. Ainsi, l’utilité réelle des explications réside peut-être dans le fait de réduire au silence l’esprit en lui montrant son impuissance, et de préparer ainsi une condition ou une réceptivité permettant à la Grâce d’opérer. Car la réalisation est essentiellement acausale : elle ne peut être ni induite ni entravée. Et, en dernier ressort, tout est Grâce.


Merlin Sheldrake & Emmanuel Vaughan-Lee : Le Substrat du Mystère

L’une des façons dont je trouve les champignons utiles philosophiquement — Et j’aime beaucoup le travail d’Alfred North Whitehead, qui a une métaphysique et une vision du monde processuelles et relationnelles : que tout est fait de processus se déroulant dans le temps, et que tous ces processus sont toujours en relation avec d’autres processus. Donc, pour moi, les réseaux mycéliens incarnent cela, le rendent très clair.


Gary Lachman : Maurice Nicoll : La psychologie de la quatrième voie de Gurdjieff et Ouspensky

la Quatrième Voie est un terme que Gurdjieff a dit à Ouspensky qu’il pouvait utiliser pour désigner le système qu’il enseignait. L’idée était qu’il existe trois voies traditionnelles. Ce sont des voies de développement du monde intérieur et de la vie spirituelle. L’une d’elles est la voie du fakir, qui est physique, corporelle. C’est donc celui qui s’allonge sur un lit de clous ou reste debout dans la même position pendant des heures, ou encore quelqu’un qui, aujourd’hui, passerait un temps démesuré à la salle de sport ou dans un cours de yoga à pratiquer certaines asanas. Ils développent leur corps, développent la voie physique pour transcender leur conscience quotidienne. Il y a ensuite la voie du moine, qui est la voie émotionnelle, la voie de la révérence et de l’amour envers une figure divine, une divinité….


David Edwards : Le bol à aumônes magique, partie 2 — L’Auto-enquête

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Pourquoi le fait de « ne rien vouloir » serait-il vécu comme un « grand bonheur » ? Pourquoi ne serait-ce pas un état d’ennui morne ? Parce que le moment présent est intrinsèquement béatifique, parce que ce « grand bonheur » est toujours disponible ici et maintenant ; mais nous, hélas, nous ne le sommes pas. Où sommes-nous donc ? Nous sommes perdus au fond de nos bols de mendiant, rêvant du moment suivant, du prochain objectif qui nous apportera…


David Coppedge : Intéroception : un concept de design émerge en biologie

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À l’instar de la biologie des systèmes, le domaine de l’intéroception considère un organisme comme un système plutôt que comme un ensemble de parties. Pour les chercheurs et les praticiens en médecine, cette nouvelle perspective peut modifier leur approche consistant à traiter tel ou tel organe ou symptôme de manière isolée. Elle permet de prendre du recul et d’adopter une vision plus large de l’organisme dans son ensemble et de la manière dont il communique en lui-même à l’aide d’une multitude de signaux.


Brian Fang : Désapprendre l’expérience : comment on nous apprend à ne plus voir un mystère

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Ce court et puissant essai soutient que le rejet généralisé du problème difficile de la conscience est une conséquence involontaire de l’enseignement scientifique lui-même. Notre pédagogie nous encourage d’abord à projeter le langage de l’intention sur des processus machinaux, ce qui dévalorise le concept ; ensuite, elle démystifie rapidement cette intention en la réduisant à une simple métaphore. Après des années de cet apprentissage, nous appliquons instinctivement la même logique à nous-mêmes, banalisant ainsi la seule forme d’intériorité qui soit indéniablement réelle, affirme Brian Fang.


Anna Ciaunica : Des cellules à soi-même

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Cela signifie-t-il vraiment que nous avons besoin de tout notre corps pour penser ? Je peux certainement me couper un orteil, par exemple, et continuer à penser, n’est-ce pas ? Alors, que signifie exactement dire que la cognition ne se trouve pas dans le cerveau et que j’ai besoin de tout mon corps ? Cependant, la question vraiment importante est la suivante : votre corps était-il « stupide » avant que vous n’ayez un cerveau ? Si oui, comment avez-vous réussi à survivre sans neurones ? Qui a effectué le travail intelligent et difficile de traitement de l’information pour la survie, afin de permettre au cerveau de se développer correctement ?


Karl Grossman : Arthur Firstenberg : son œuvre et ses paroles doivent perdurer

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Comme pour toute « addiction… y renoncer nécessite généralement de reconnaître que le dysfonctionnement et la maladie qu’elle provoque menacent la vie. Cela a fait partie du but de ce livre : documenter la maladie et la relier à ses causes. Le livre a également cherché sous la surface, en nous-mêmes et autour de nous, parmi nos sciences et institutions culturelles, des indices pour mieux comprendre notre place dans l’écologie du monde ».


Eric Jannazzo : Le baume existentiel qui consiste à se voir comme un verbe, non comme un nom

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Beaucoup d’entre nous pensent à tort que la mort est le contraire de la vie : la vie est un état, donc la mort doit l’être aussi. Mais la mort n’est pas le contraire de la vie. Ce n’est pas du tout un état. Elle n’existe que comme quelque chose que nous imaginons, comme une idée, ce qui signifie qu’elle n’existe qu’au sein de la vie. Ce n’est pas une expérience que nous vivons, mais un nom que nous avons inventé pour décrire l’arrêt d’un verbe.