Adam Jacobs : Votre ego ruine votre vie

La principale illusion de l’ego est le contrôle. Il s’accroche à l’idée que, si nous gérons notre environnement, les gens et les résultats avec précision, nous trouverons la paix. Mais la paix ne vient pas du contrôle. Elle vient de l’alignement — avec la vérité, avec l’humilité, et surtout avec le moment présent.

Martin Ratte : L’essence de la compassion

En mourant psychologiquement, c’est-à-dire en écartant l’ego, on cesse de rejeter ou de retenir nos émotions. C’est l’ego qui les rejetait ou les retenait. En cessant de les rejeter ou de les retenir, on les laisse être. Laisser être ses émotions signifie les accueillir. Cet accueil de ses émotions rend possible la compassion. C’est qu’en accueillant ma tristesse ou ma peur, bref, ma souffrance, je ne ressens pas ma souffrance mais la souffrance.

Adam Jacobs : Quand l’espoir n’a plus de ciel

En redirigeant le désir vers le haut plutôt qu’à l’horizontale, la Bhakti transformait la privation en dévotion. Chez les ouvriers et les castes inférieures, elle inspira une poésie extatique et un sens farouche de la dignité spirituelle. Contrairement à Étienne, dont le salut politique dégénère en violence, des figures de la Bhakti telles que Kabir, ont cherché la révolution dans le monde intérieur. Dieu, insistait Kabir, était accessible à quiconque aimait. Leurs pratiques ne nécessitaient ni richesse, ni pouvoir institutionnel, ni bouleversement historique. Elles ne nécessitaient que de la dévotion.

Jeff Carreira : Cartographier la noosphère : science, mysticisme et géométrie de la conscience. Entretien avec Shelli Renée Joye

L’enseignement fondamental du yoga, de Patanjali, et même du christianisme occidental, consiste à entrer dans le silence, à laisser l’esprit ralentir et à passer à un état de calme, le Silence, afin que soudainement jaillisse la lumière de la conscience de la connectivité qui relie tout dans une matrice multidimensionnelle de conscience. Lorsque vous faites vraiment des progrès en méditation, vous pouvez le sentir, vous êtes capable d’aller au-delà de vous-même, que ce soit à l’extérieur de vous-même, à l’intérieur de vous-même, ou en vous connectant à des dimensions normalement étrangères qui n’ont aucun rapport avec l’intérieur et l’extérieur…

Adam Jacobs : Avant que cela ne s’appelle un corps

Il ne s’agit pas de redevenir un nourrisson. Il s’agit plutôt de réduire le moi narratif, de dissoudre les frontières corporelles rigides et d’accroître l’immédiateté sensorielle. C’est une énergie libérée de la forme rigide. Ce qui se dissout, ce n’est pas le corps lui-même, mais l’idée du corps comme fixe. Bien entendu, de tels états sont fugaces et n’abolissent pas l’incarnation — mais ils nous rappellent que le corps est bien plus fluide que nous ne l’assumons habituellement. La sensation ne se produit pas simplement dans la conscience — elle est la preuve que la conscience était déjà là. Ce qui rend la sensation présente ne peut lui-même être réduit à la sensation seule.

Arthur Haswell : Le piège des Qualia : pourquoi l’éliminativisme se sape lui-même,

Dans cet essai rigoureux et d’une clarté absolue, qui aurait tout aussi bien pu être publié dans une revue universitaire, Haswell montre que l’éliminativisme — l’idée selon laquelle les qualités de l’expérience n’existent pas réellement — contredit non seulement les faits préthéoriques les plus évidents de la nature, mais se contredit également lui-même d’une manière irrémédiable.

Adam Jacobs : La conversion sur son lit de mort de Scott Adams

L’un des aspects les plus intéressants rapportés dans les expériences de mort imminente — y compris celles décrites par des athées — est la récurrence d’images lumineuses (semblables à Dieu) ou transcendantes. Si ce phénomène est réel, il semblerait suggérer qu’aucune croyance préalable n’est requise. Ainsi, il est peut-être plus utile de croire pendant que l’on est vivant, non pas pour ce qui arrive après la mort, mais plutôt comme un bénéfice significatif ici et maintenant. Comme de nombreuses études l’ont montré, être spirituel est bénéfique tant physiquement que mentalement.

Adam Jacobs : Comment arrêter de se mentir à soi-même

Qu’en est-il de l’état de veille ordinaire ? D’une certaine manière, un phénomène similaire est à l’œuvre : votre esprit passe d’un sujet à l’autre, se laisse facilement distraire, demeure généralement peu concentré et, si vous deviez exprimer à voix haute le contenu de vos pensées, celui-ci serait souvent bizarre. Peut-être dormez-vous tout le temps.

Martin Ratte : L’infini dans nos vies

Un « objet » se présente dans une dimension infinie s’il se donne en dehors de tout cadre (ou de toute limite). Ainsi, l’infini quantitatif, relatif aux nombres, désigne la suite des nombres lorsqu’on cesse de les encadrer ou de les limiter. Il existe aussi un infini qualitatif. Celui-ci concerne les objets et la vie qui nous sont donnés par nos sens. Ces objets peuvent aussi être pris en dehors de tout cadre, de sorte qu’ils se présentent alors dans ce qu’ils ont d’infini.