Joan Tollifson : L’essentiel

Dans une certaine mesure, ce monde-carte est fonctionnellement nécessaire. Il ne disparaîtra jamais complètement, même lorsque nous commençons à percevoir une autre perspective, car la cartographie conceptuelle fait partie du fonctionnement même de la vie. Mais une partie de ce monde-carte imaginaire peut certainement devenir de moins en moins crédible, ce qui est libérateur, car une grande partie de notre souffrance et de notre confusion en découle.

les bulldozers ! Dépossession et l’esprit homogénéisé : Écrasé

La ville intelligente est en fin de compte un projet métaphysique. Elle remplace un cosmos façonné par les rituels, les saisons et le mystère par un univers computationnel où l’imprévisibilité est un défaut de conception. Telle est la logique de la ville intelligente : un monde où l’humanité est réduite à une formule calculée d’efficacité. Si nous sommes dépouillés de notre chaos, de notre intuition et de notre spontanéité, nous ne sommes plus humains.

Colin Todhunter : De Global Research aux gardiens du récit des médias alternatifs

Un média « alternatif » ou « indépendant » qui s’effondre sous la pression n’est pas une véritable alternative ; il n’est qu’une interface plus douce pour le même système, traduisant l’autorité dans un langage plus acceptable tout en l’appelant résistance. Dans de tels cas, les rédacteurs finissent par imposer l’orthodoxie avec autant de zèle que n’importe quelle institution dominante.

Joan Tollifson : Ouverture

L’attention peut être absorbée par des pensées et des récits concernant le passé et le futur, et la conscience peut s’identifier au personnage de l’histoire de ma vie, le « moi » qui semble aux commandes, pensant mes pensées, faisant mes choix, accomplissant mes actions, vivant ma vie, et subissant la frustration, la douleur et toutes sortes de sentiments et de circonstances indésirables. Toute cette activité mentale est comme un nuage qui voile et obscurcit, temporairement, la pleine expérience de cette présence ici-maintenant.

Colin Todhunter : Récolter la servitude : la démolition contrôlée de l’indépendance alimentaire

La modernité néolibérale est un récit de dépossession déguisé en progrès. Qu’il s’agisse du Pendjab, du Mexique ou de l’Iowa, la question demeure la même : la nourriture et la terre seront-elles traitées comme des biens publics ou comme des actifs corporatifs ? Ce qui se jouera dans les années à venir décidera de la voie que l’humanité empruntera.

Joan Tollifson : Pourquoi avons-nous des voies et des pratiques ?

Si « la réalité est simple » et que « ceci est toujours déjà cela » et que « tout est cela, tel que c’est » et qu’« il n’y a personne pour être non éveillé ou pour devenir éveillé », et ainsi de suite, alors pourquoi avons-nous la spiritualité, la méditation, les rencontres non dualistes, les retraites, les satsangs, Le Travail de Byron Katie, la Voie sans tête, la Méthode Sedona, le Yoga de la Présence rayonnante, le bouddhisme, l’Advaita, des livres comme ceux que j’écris, et ainsi de suite ? Pourquoi se préoccuper de tout cela ?

Colin Todhunter : Chroniquer l’assaut du cartel agroalimentaire mondial contre l’Inde rurale

Derrière le langage technique des protocoles d’accord et la mise en œuvre de grilles de contrôle numérique se cache une volonté d’aliéner les populations de leur propre héritage. Le livre explore la captation des systèmes alimentaires par les entreprises et l’érosion des moyens de subsistance ruraux, révélant comment le lien sacré entre l’agriculteur et la terre est remodelé en une série de points d’extraction numériques. Il documente le refus de millions de personnes d’être réduites à de simples points de données, mettant en lumière une exigence populaire massive de dignité humaine.

Colin Todhunter : Terres volées et aide sociale aux entreprises : l’arnaque mondiale consistant à « nourrir le monde »

Le public se fait « détrousser » deux fois : une fois au bureau des impôts et une autre à la caisse. Dans le même temps, l’État subventionne un troisième « détroussage » : un effondrement de la santé publique financé par le contribuable. En finançant le volume plutôt que la nutrition, le gouvernement paie les entreprises pour fabriquer une crise sanitaire, puis taxe le public pour en traiter les conséquences. Le contribuable finance les calories vides, les marges des supermarchés et les maladies chroniques qui en résultent et dont le coût retombe sur le Service national de santé.

Colin Todhunter : Terre de confusion : la Grande Réinitialisation en marche

Les bouleversements mondiaux observés ces dernières années sont souvent présentés comme une suite chaotique d’événements : une « pandémie », l’inflation, des pénuries d’énergie et la guerre. Rien d’étonnant à ce que la plupart des gens soient désorientés. Pourtant, une analyse structurelle révèle une démolition contrôlée bien plus délibérée du contrat social du XXe siècle.

Colin Todhunter : Imagine tous les gens : alimentation, liberté et ce que signifie être humain

Mais que se passerait-il si vous refusiez ce paradigme ? Si vous mettiez au jour ce qui est habituellement maintenu hors du champ du débat politique ? Si vous souteniez que la crise de l’alimentation et de l’agriculture n’est pas d’abord technique, environnementale ou économique, mais qu’elle touche au cœur même de ce que signifie être humain ?