Raja Yoga 2 par Swami Hridayananda Sarasvati

Personne ne peut vous décrire très exactement cet état ultime où il n’y a plus que conscience. On ne peut faire que des approximations. C’est comme si je vous dis « J’ai mal ». Si vous n’avez jamais fait l’expérience d’avoir mal, je peux essayer de vous le décrire de toutes sortes de façons différentes sans jamais pouvoir vous transmettre exactement la sensation exacte de ma douleur. De la même façon si vous n’avez jamais goûté au sucre, vous ne saurez pas ce que je veux dire quand je dis « c’est sucré ». Donc on ne peut vous donner qu’une idée approximative de cet état ultime. Cela ne peut s’expérimenter par le mental, c’est quelque chose qui transcende l’expérience mentale. Dans cet état là on est en paix complète, absolue.

Le suprême sommet de la réalité par Frédéric Lionel

Toute œuvre d’Art est un volet qui s’ouvre sur un univers de rêve, sur un monde que recherchent inconsciemment, souvent maladroitement, tous ceux qui, poussés par une nostalgie qu’ils ne s’expliquent pas, veulent découvrir leur destin. Souvent ils s’égarent, pensant trouver le bonheur en un univers mirifique, lointain, sans comprendre que seul l’acte créateur le rend accessible. L’acte créateur est toujours le frisson de l’Intelligence vraie, ressenti comme joie ineffable, et cette joie est la forme la plus pure du bonheur.

Un talisman insolite et le cheval ailé par Frédéric Lionel

Si des faits apparemment sans liens débouchent sur des événements imprévus, on parle de hasard, mot commode qui, tôt ou tard, aboutit à la question : « Le hasard existe-t-il ? » La réponse est simple, à condition d’admettre que les circonstances imprévues, donc attribuées au hasard, découlent de phénomènes dont l’interaction nous échappe. Un événement peut paraître fortuit et n’être, en vérité, que l’aboutissement d’un ensemble d’intentions, d’actes ou de pensées, liés par une trame invisible, entraînant un effet attribué au hasard.

Maitrise ou harmonie? par Gabriel Monod-Herzen

Dans le domaine du vital, celui des sentiments sous toutes ses formes, depuis la simple douleur jusqu’à l’intuition artistique, vous avez des expériences à faire. Il est inévitable que vous vous trompiez un certain nombre de fois. L’avenir vous le montrera. Le vital a ce qu’il doit avoir. Ce qui devrait être le fond de l’éducation, mais comment l’enseigner ? — c’est d’apprendre à l’utiliser. En Europe c’est dans le domaine artistique que l’on trouve la réponse le plus souvent. Vous avez des êtres qui ont un vital très puissant, ils peuvent avoir des tas de défauts, mais ce sont de véritables artistes. Ils auront un point où le vital chez eux, atteindra un niveau supérieur. Ce n’est pas la manifestation du vital qui est mauvaise, c’est l’usage qu’on en fait.

Sentiment & Raison par Gabriel Monod-Herzen

D’après Sri Aurobindo, les difficultés dans la pratique du yoga sont les mêmes pour les orientaux et les occidentaux, mais ils diffèrent dans leur attitude mentale. Ainsi les occidentaux lorsqu’on présente un schéma de vie qui débouche sur quelque chose de supérieur à leur personnalité, c’est-à-dire de nature spirituelle, désirent tout de suite avoir des explications de ce qu’il y a avant, après, en-dessous, au-dessus, etc. Tandis qu’un oriental est juste le contraire : Il est plein de cœur, de sentiment, il a des rêves magnifiques, mais cela reste à l’état de nuages qu’il admire, qu’il regarde, qu’il aime, mais qu’il ne peut que rarement justifier dans la pratique.

Commencer sur le chemin par Gabriel Monod-Herzen

On demanda à Sri Aurobindo : « Avez-vous suffisamment de bons disciples ? » A quoi il a répondu : « Je n’en sais rien ! Il y a des gens qui échouent dix fois et qui réussissent la onzième fois et il y en a qui font des merveilles dix fois et qui échouent à la onzième ». Ce qui signifie que chacun a des difficultés qui ont à peu près pour chacun de nous la même valeur, mais qu’on ne peut pas comparer les unes aux autres. Il ne faut pas se déprécier, se décourager. On ne peut pas demander à une personne de ressembler à une autre et de suivre le même chemin.

Le dieu Pan n’est pas mort par Frédéric Lionel

A tout instant l’humilité s’impose à l’homme conscient. L’humilité est la protectrice de son intelligence profonde, car immense est le domaine de l’inconnu. Le constater ne peut que conduire à l’humilité, puisque l’Immense englobe le tout et, par conséquent, contient ce que l’homme ignore, mais voudrait connaître. Le désir d’explorer l’inconnu agit sur son comportement. Comme l’inconnu semble insaisissable par les moyens mentaux et intellectuels, impatient et peu enclin à entreprendre humblement, quoique la tête haute, le lent travail intérieur nécessaire, conduisant à la découverte du pourquoi de son destin, il cherche un raccourci.

Le guru par M. M. Davy

Au sein de sa solitude, l’homme est-il capable de recevoir la révélation du mystère ? Doit-il être orienté par quelqu’un qui a déjà fait l’expérience d’un chemin conduisant vers la libération ? Telle est la question que tout commençant se pose et que tout progressant agite en lui avec plus ou moins d’angoisse.

Communication et engagement par Gabriel Monod-Herzen

Vous avez passé votre vie à vous fabriquer une personnalité à laquelle vous tenez beaucoup, d’autant plus que vous avez bien réussi. Vous n’admettez pas qu’on y touche. C’est encore la superstition de l’âge et de l’expérience acquise. C’est faux ! Tout le monde est éperdument jeune. On est à n’importe quel âge en position de pouvoir changer. Si nous croyons que nos habitudes, nos souvenirs sont nous-mêmes, nous allons devenir de plus en plus rigides. La moindre observation, la moindre des choses… Regardez les disputes entre automobilistes !