Matthew David Segall et Rupert Sheldrake : Christianisme, bouddhisme et hindouisme

Ce dont nous devons apprendre des traditions bouddhiste et hindoue, c’est surtout cette pratique intérieure de la méditation, qui a été peu mise en valeur dans l’Occident chrétien. Elle est davantage présente dans les Églises orthodoxes russe et orientale. Pour ma part, je médite depuis de nombreuses années. J’utilise aujourd’hui un mantra chrétien. Je pratique une forme de méditation très semblable aux méditations hindoues ou bouddhistes, mais avec un mantra chrétien.

Pauline Rudd : À l’écoute du monde

J’ai découvert que les mêmes compétences que j’avais développées dans mon travail scientifique et dans ma vie contemplative pouvaient être utilisées pour interagir avec les arbres, les nuages ou quoi que ce soit d’autre. Il s’agissait de m’ouvrir et de faire taire le bavardage intérieur afin de créer l’espace nécessaire pour entendre ce que le reste du monde essayait de me dire. J’ai pris conscience que le monde qui m’entourait essayait de m’inclure dans son univers, mais que je ne disposais pas du langage nécessaire pour bien communiquer.

Emmanuel Vaughan-Lee : La communion est vivante

Un enseignant soufi, une roshi zen, une bouddhiste zen et un ancien prêtre épiscopal se réunissent pour examiner comment les valeurs de l’écologie spirituelle sont intégrées à leurs traditions religieuses, et comment la restauration de pratiques incarnées de révérence écologique peut nous aider à cultiver un espace où le divin devient expansif.

Krishnamurti & David Bohm — entretiens sur Vérité & Réalité 7

La pensée mesure, définit et détermine… Elle peut, par exemple, déterminer la montagne, même si elle ne l’a pas créée : elle détermine la montagne comme une réalité objective qui existait indépendamment d’elle. Ensuite, deuxième étape : la pensée a fabriqué le microphone ; il a donc été créé par la pensée, mais, une fois fabriqué, il continue d’exister indépendamment d’elle. Troisième étape : la pensée a créé un « centre » qui, lui, n’existe absolument pas indépendamment de la pensée, mais elle croit qu’il existe indépendamment…

Michael Levin et Matthew David Segall : Les esprits en ingression et l’Éros de l’univers

la matière « fait office de sage-femme » pour la vie et l’esprit plutôt qu’elle ne les fabrique paraît également très compatible avec l’idée de Whitehead selon laquelle la physiologie « abrite » et amplifie l’expérience au lieu de la produire. L’organisation corporelle fournit un environnement protégé dans lequel peuvent surgir des occasions d’expérience d’un degré supérieur.

Pierre Kory et Un médecin du midwest : Les périls du recours aux absolus

Cela permet également de comprendre le comportement dogmatique des médecins et leur tendance à réduire des sujets complexes à des affirmations simples qui ignorent une grande partie de ce qui se passe chez chaque patient. Mais, plus profondément, je pense que c’est la même dynamique qui sous-tend nombre des égarements de notre société, puisque toute notre conception de la science et de la médecine repose sur la domination et la définition rigide de la nature, plutôt que sur une collaboration harmonieuse avec celle-ci. Il s’agit, en définitive, d’un exercice futile visant à imposer la certitude à un monde qui ne peut jamais offrir davantage que l’illusion à l’intérieur d’un modèle artificiel.

Matthew David Segall et Rupert Sheldrake : De la résonance morphique au platonisme évolutionniste

Ce dialogue avec Matt Segall, docteur en philosophie et professeur agrégé de philosophie, de cosmologie et d’étude de la conscience au California Institute of Integral Studies, a été enregistré peu après que nous sommes tous deux intervenus lors d’un colloque sur l’âme du monde à l’Université de Cambridge. Nous discutons des points de rencontre entre le récent tournant de Michael Levin vers un platonisme évolutionniste de la forme biologique et la résonance morphique, en évoquant notamment l’ordre impliqué de David Bohm, la théologie du processus de Whitehead et l’approche holistique de Charles Darwin.

Cynthia Bourgeault : la tradition contemplative chrétienne et la pratique de la prière centrée

Je pense que ce qui a été perdu, c’est avant tout l’intuition selon laquelle Jésus était un maître et un catalyseur de la transformation de la conscience à son époque. Ce qui le passionnait, c’était de montrer aux êtres humains qu’ils étaient prisonniers d’un véritable palais des glaces, caractéristique de l’état de conscience dans lequel nous vivons habituellement, et de les introduire à quelque chose qui porte aujourd’hui différents noms. La mode aujourd’hui est de parler de « conscience non duelle », en empruntant cette expression aux traditions orientales, où elle revêt d’ailleurs un sens légèrement différent. D’autres parlent de « conscience intégrale » pour désigner l’émergence d’une profondeur de conscience permettant de dépasser les limites du système d’exploitation habituel de l’esprit.

George Pattison : La Philosophie de la prière

Les écrits chrétiens sur la prière ont souvent établi une distinction fondamentale entre la prière de demande, d’une part, et la contemplation, d’autre part. Nombre de textes classiques affirment que la demande est la forme la plus élémentaire de la prière, puis que l’on gravit progressivement les échelons jusqu’à parvenir à la contemplation directe de Dieu. Je ne ferais pas une distinction aussi tranchée, car, pour pouvoir demander quoi que ce soit, il faut déjà avoir une certaine compréhension de Dieu, ou de celui à qui l’on s’adresse, comme étant fondamentalement bienveillant à notre égard.

Krishnamurti : Observation et apprentissage : Dialogue avec des étudiants d’une université américaine

Fondamentalement, nous sommes semblables. Vous pouvez avoir la peau blanche, je peux avoir la peau noire, quelqu’un d’autre la peau jaune, et ainsi de suite. Culturellement, nous pouvons être différents. Religieusement, nous pouvons être différents. Mais fondamentalement, nous traversons tous des agonies, des tortures, des incertitudes, du désespoir, un immense sentiment de tristesse ; nous passons tous par cela. Voilà donc ce qui constitue notre communauté fondamentale.