Martin Ratte : Assez des synchronicités !

Nous sommes toutefois, pour la plupart d’entre nous, aveugles à cette interconnexion globale. Pour connaître une telle relation globale, il faut cesser d’utiliser notre pensée et se libérer de notre besoin d’interpréter les choses. Comme on l’a dit plus haut, la pensée (ou l’interprétation) a une portée locale ou limitée, ce qui la rend incapable de saisir l’interconnexion globale du monde et de ma vie. Mais si je ne perçois plus ma vie par le biais de mes pensées ou de mes jugements, comment vais-je lui donner un sens ?

Martin Ratte : En finir avec la compétition !

Chacun de nous est le monde. Cette prise de conscience, nous l’avons vu, est incompatible avec un état d’esprit compétitif. En fait, cette prise de conscience est bien plutôt celle qui nous pousse à la rencontre avec l’autre. En effet, si je ne me sens pas différent de vous, si je sens qu’au plus profond de nous-mêmes, nous sommes identiques, je ne peux qu’aller à votre rencontre. Voilà donc comment nous rencontrons l’autre et collaborons avec lui : en réalisant que nous partageons la même essence.

Adam Jacobs : L’Histoire sans fin

L’idée que l’infini peut être approché, mais jamais pleinement atteint n’est pas une nouveauté de la physique moderne. C’est un thème qui apparaît dans presque toutes les traditions spirituelles et mystiques. Chaque culture, dans sa propre langue, a exprimé la notion que la réalité ultime dépassera à jamais la compréhension des êtres finis. Ces traditions ne présentent pas cela comme un échec, mais comme un trait essentiel de la relation entre l’humain et le divin. Ce que la cosmologie découvre par les équations et les observations, les mystiques l’expriment depuis des millénaires par la métaphore, le symbole et l’intuition contemplative.

John Horgan : La fin de la physique ?

HOBOKEN, 20 NOVEMBRE 2025. Igor Pikovski, un physicien du Stevens Institute of Technology, m’a récemment demandé de parler à son département de mes décennies de reportage sur la physique. Voici, plus ou moins, ce que j’ai dit dans mon exposé, que j’ai intitulé « La fin de la physique ? » – John Horgan Lorsque je […]

Michelle Bompois-Meaux : La prière, entretien avec Regina Sara Ryan

J’ai foi en la réalité d’autres plans d’existence et dans le fait qu’ils communiquent avec nous. Je leur lance alors un appel. Car ils écoutent et leur présence a un impact sur le monde des humains. Plusieurs fois dans ma vie j’ai eu nettement l’impression qu’il existait une force, une guidance d’une force supérieure. Je ne peux pas le prouver, mais n’oublions pas non plus que, pendant des milliers et des milliers d’années, les êtres humains ont invoqué des mondes plus élevés que le plan terrestre, des mondes invisibles et pourtant inhérents au monde visible. Je ne peux pas prétendre que cela n’existe pas simplement parce que je ne le vois pas. J’ai foi dans le processus d’évolution de l’humanité, il y a plus que ce que nous voyons et touchons immédiatement.

John Horgan : L’intelligence artificielle nous sauvera-t-elle de l’intelligence artificielle ?

Une réunion dans mon université le week-end dernier m’a fait me sentir un peu mieux, presque malgré moi, à propos de l’intelligence artificielle. Chris Manzione et Jonah King, artistes et professeurs d’art à l’Institut de technologie Stevens, ont organisé « SYNTHETIC NARRATIVE : AI / XR + THE FUTURE OF STORYTELLING ». XR désigne la réalité virtuelle et d’autres « technologies immersives ». Des artistes, technologues et penseurs s’y sont réunis pour explorer comment l’IA et la XR « transforment la manière dont nous créons, vivons et comprenons les histoires ».

Martin Ratte : La juste place de la pensée

Nos actions ne se font pas toujours toutes seules. Qu’arrive-t-il si notre action n’est pas habituelle, par exemple, s’il est question de nous rendre en auto à un endroit où nous ne sommes jamais allés. À ce moment, il faut se documenter au préalable sur le trajet. L’Éveillé, tout comme nous, fait évidemment cela. Ensuite, en cours de route, il tire de sa mémoire (ou pense à) chaque information pertinente au moment approprié, disons un nom de rue, et il est à l’affût de cette rue. Donc, ici, l’Éveillé et nous ne sommes pas vraiment différents. En fait, non, il y a une différence : parce que l’Éveillé s’observe, il n’est pas assailli de pensées stupides lorsqu’il cherche sa destination, alors que nous, de notre côté, nous sommes assiégés par des pensées plus sottes les unes que les autres.

Arthur Haswell : Notre monde est-il fondamentalement un monde de souffrance consciente ?

Dans cet essai remarquablement schopenhauerien, Arthur Haswell soutient qu’un monde où la conscience est fondamentale peut encore être un monde de souffrance, voire de souffrance fondamentale : « Un univers imprégné d’esprit, voire d’intention, se traduit-il nécessairement par un univers bienveillant ou porteur de sens comme nous pourrions le souhaiter, ou déterminé d’une manière qui favorise la joie ? Il est certain que, si la conscience est omniprésente, le problème de la souffrance pourrait bien s’étendre plutôt que s’atténuer », affirme-t-il.

Martin Ratte : Trois façons de se comprendre

Trois formes de compréhension de soi : La première consiste à s’observer de manière holistique, sans moi-observateur au centre de cette observation. La seconde compréhension correspond à l’insight. Dans cet insight, nous pénétrons jusqu’au cœur de notre manière de vivre, et nous voyons clairement qu’elle est stupide, voire dangereuse. La troisième compréhension ne transforme pas, mais est déjà le fruit d’une transformation en quelque chose de non mental. Cette compréhension de sa vie doit être comprise comme une sensibilité à sa vie.