A tout instant l’humilité s’impose à l’homme conscient. L’humilité est la protectrice de son intelligence profonde, car immense est le domaine de l’inconnu. Le constater ne peut que conduire à l’humilité, puisque l’Immense englobe le tout et, par conséquent, contient ce que l’homme ignore, mais voudrait connaître. Le désir d’explorer l’inconnu agit sur son comportement. Comme l’inconnu semble insaisissable par les moyens mentaux et intellectuels, impatient et peu enclin à entreprendre humblement, quoique la tête haute, le lent travail intérieur nécessaire, conduisant à la découverte du pourquoi de son destin, il cherche un raccourci.
Catégorie : K-L
Frédéric Lionel : Le bonheur, un état d'âme
Le dictionnaire définit le bonheur comme une parfaite satisfaction intérieure, définition contestable, puisqu’elle fait penser à un égocentrisme vaniteux auxquels font appel politiciens, sociologues ou technocrates, proposant d’innombrables recettes pour l’atteindre, sans jamais être découragés par leurs insuccès. Le poète conseille de vivre caché pour vivre heureux, ce qui implique qu’une attaque extérieure pourrait détruire le bonheur. Est-il donc vulnérable et, dès lors, qu’est le Bonheur ?
Patrick Lebail : Le besoin de félicité
la félicité est
• une possibilité inhérente à l’espèce humaine
• « l’état naturel » selon l’expression de Ramana Maharshi
• l’état mental qui se démasque quand les préoccupations possessives
(c’est-à-dire quasiment la totalité de notre vie affective)… ont disparu.
Patrick Lebail : Vérité et réalité
La Conscience est l’être des phénomènes : si on parvient à s’en apercevoir, on est libéré des phénomènes eux-mêmes : on les ressent « tels qu’ils sont en réalité », c’est-à-dire comme « aspects du réel », « animation de la conscience » seulement. On a le « Savoir », la Libération.
Patrick Lebail : La dualité et la mort mentale
Dualité : Quand tous les éléments du monde paraissent être séparés, indépendants, en relation chacun avec d’autres, on éprouve que le monde est « duel » : il paraît constitué « d’objets indépendants » (4-82) dans cette optique, c’est la nôtre évidemment : « Objets indépendants » = objets qui ont chacun un être propre.
Patrick Lebail : La vie selon la tradition
Dans le texte considéré nous trouvons un entrelacement de beaucoup d’éléments touchant à la voie, à la philosophie qui avait cours à ce moment-là dans les milieux intellectuels évolués. En Orient l’étude philosophique n’est pas académique, elle est spéculative. Il y a plusieurs Écoles donnant leurs solutions aux problèmes. Ce sont des échanges de vues, des sortes de tournois entre philosophes. Rien n’est gratuit dans la pensée d’Extrême-Orient.
Patrick Lebail : La solitude
Qu’est-ce que la solitude ? C’est un état d’isolement donnant éventuellement le sentiment de cet isolement.
Patrick Lebail : Dharma
La racine du mot dharma signifie « supporter », le dharma est donc ce qui supporte. Il n’est pas une norme fixe, car il varie selon les époques. La pensée classique indienne reconnaît quatre époques fondamentales dans le cycle du monde et un dharma pour chacune de ces époques. Les hommes de la quatrième époque, qui est la nôtre, sont assez dégénérés et incapables de se hausser à des concepts transcendants.
Frédéric Lionel : Vouloir ce qui est voulu
De par son origine grecque le terme « ascèse » désigne un exercice et, par extension, une purification facilitant une transformation par laquelle s’appréhende sa propre réalité, en tant que cellule d’une Réalité transcendantale. Elle entraîne un « moi » harmonieux, conscient de participer à une harmonie en grandissante sublimation. L’ascèse souhaitable débute par la décision d’abandonner la piste où se déroule la perpétuelle course aux ambitions et aux désirs. Elle épuise, depuis des millénaires, des générations d’humains. Jamais encore, néanmoins, cet épuisement n’a, comme aujourd’hui, frisé le désastre, car jamais encore les moyens dont disposaient les hommes ne furent aussi puissants.
Frédéric Lionel : Etre vrai n'est pas simple
Dans notre vie quotidienne il est, pour ainsi dire, impossible de ne pas mentir. Un citoyen paraîtrait aussitôt suspect aux agents de l’État, en s’avisant d’agir en stricte conformité des lois. Le législateur prévoit que leur application sous-entend une certaine élasticité. Dès lors, il s’agit d’en fixer les limites. Peut-on admettre que le comportement du citoyen soit différent du comportement souhaitable pour un homme, qui place les notions de droiture au premier plan de ses préoccupations? Pour y voir clair, jetons un regard sur notre monde, en nous situant au sommet de l’Olympe, demeure des dieux.