Jean-Louis Siémons, biophysicien, Dr es Sciences : Actualité des mythes de la mort chez Platon et Plutarque

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Pour retrouver les témoignages du passé, on se tourne volontiers de nos jours vers la tradition orientale, riche en descriptions précises des approches de la mort (particulièrement dans diverses Upanishad de l’Inde, qui semblent avoir inspiré bien des textes ultérieurs, jusqu’au Bardo Thödol). Cependant, sous ce rapport, notre fonds occidental est loin d’être négligeable, comme on peut s’en rendre compte simplement en retournant aux auteurs grecs, comme Platon et Plutarque.


monseigneur Germain : Marie, mère de dieu, fruit de toutes les religions, civilisations et races

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Prenons l’Adam Primordial né dans le Paradis. Un jour, il quitte cet Éden et il va, disons, s’habiller ou s’enfoncer dans les couches qui sont les nôtres maintenant. Et la première couche dans laquelle l’homme va s’enfoncer, comment s’appelle-t-elle ? Très naturellement, « la couche religieuse ». Ce que l’homme met au point de manière initiale, c’est la couche religieuse. Là je suis bien obligé de m’appuyer sur la tradition, qui retrouve ses trois fils. Dans le récit biblique il y a Caïn, l’aîné, ensuite Abel et puis Seth.


Alain De Benoist : Contre la fin de l'histoire ou comment ne pas en sortir

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Cette idée de la fin de l’histoire semble à certains une « nouveauté ». Elle est, en fait, aussi vieille que l’humanité — aussi vieille, du moins, qu’une partie de l’humanité. La conjoncture peut la rendre plus ou moins palpitante, mais elle ne la crée pas. La science n’a rien à voir non plus à l’affaire. La question de la fin du monde, comme celle de ses origines, n’est malheureusement pas de celles que la science nous permet de résoudre. Les théories actuelles — le big bang et les autres — relèvent de la spéculation philosophique plus que d’une véritable théorie de la connaissance ; elles sont d’ailleurs discutées et démenties dès l’instant qu’elles sont émises. En fait, l’idée d’une fin de l’histoire, liée à celle d’un début du monde, est le fruit d’une mentalité particulière ; d’une mentalité qui a besoin, pour accepter le monde, de le doter d’une finalité et d’une nécessité interne à lui-même : il faut que le monde ait un début et une fin, faute de quoi — pensée « insupportable » — il n’aurait pas de sens.


Bojo Pinek : Psycho-synergie

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Les niveaux de synergie ne présentent pas une progression continue de la « matière animée » à la « matière inanimée ». Il faut considérer chaque phénomène en soi et établir les taux d’interactions entre les éléments, la valeur synergétique des éléments et le niveau de synergie global. Si la synergie est stable, il faut considérer la cohérence et la cohésion de l’ensemble, ainsi que sa capacité à tolérer le déséquilibre et la désorganisation tout en se maintenant et en se stabilisant sur un autre équilibre et une autre organisation.


Francis Lefébure : L'homosophie sagesse des similitudes

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Or, quel est l’organe neutre du corps humain ? Par excellence le cœur, en même temps récepteur et émetteur du sang; il tient le point d’équilibre entre les piles respiratoire et digestif, entre la vie végétative et la vie de relation (seul organe de la vie végétative dont les fibres musculaires sont rouges comme celles de la vie de relation). D’ailleurs l’enroulement des fibres cardiaques, en hélices spirales infinies parce que anatomosées, la présence au centre du cœur du tourbillon sanguin et la forme conique du cœur prouvent bien le rapport de cet organe avec la forme spirale. Évidemment ce n’est pas un cône parfait…


Paul Chauchard : Pascal et Teilhard

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Ainsi, nous avons en Pascal et Teilhard deux scientifiques croyants qui, s’ils distinguent ce qui est de science et ce qui est de foi, repoussent les conclusions concordistes, se refusent à séparer leur vie en deux, cette rupture que confessait si malheureusement Pasteur. Pas de fidéisme, de vague sentimentalité religieuse tombant facilement sous la critique matérialiste. Ils ont rencontré le vrai Dieu et vivent de la foi dogmatique catholique, mais ils ont su voir que la conception scientifique et la conception religieuse s’accordaient parfaitement, que la foi était une position plus logique pour un scientifique que l’athéisme.


Dante maitre spirituel, un entretien avec Louis Lallement

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Les dogmes et les définitions de foi ne sont jamais que des évocations, en termes humains rationnels, de réalité qui dépasse toutes ces mises en forme. Un maître Zen a dit: «Les concepts sont pour le vrai spirituel plus dangereux que les serpents.» Un véritable maître spirituel, connaît non seulement ces expériences, mais ce qu’elles représentent, où elles se situent, ce qu’elles vous apportent. En cela, Dante c’est le christianisme vécu pur et simple.


swami Sivananda Hridayananda : Entretiens sur la Bhagavad-Gîta

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Je vous ai déjà dit que le mental a la capacité de se trouver des excuses qui paraissent valables, lorsqu’il veut faire quelque chose qu’il ne conviendrait pas de faire. C’est exactement cela qui se passe pour Arjuna. Il dit qu’en face de lui se trouvent des gens mauvais, prêts à tuer, mais « nous, nous sommes des gens vertueux qui ne peuvent pas tuer ». Et il ajoute : « Comment pouvons-nous nous octroyer le royaume et tout le reste par des effusions de sang ? ». Or il sait très bien que la bataille n’est pas livrée pour cela, mais il essaye de se justifier.


le frère Antoine : Les fioretti panharmoniques

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Je m’assis au pied d’un banian et dans ma méditation je découvris combien merveilleuse était cette histoire du seau percé appliqués au plan spirituel : Tout homme qui se dévoue pour autrui est comme ce seau. Je ne parle pas des sociaux qui s’agitent pour procurer des simplifications aux besoins matériels, mais de ceux qui s’imaginent augmenter la béatitude des autres en leur faisant part de leurs découvertes métaphysiques. Percés comme nous sommes, c’est nous qui revenons avec la bave de l’autre, insatisfaits et voilà que nous nous reprécipitons à la source, et ainsi de suite. Quiconque est percé et tout le monde l’est, n’a qu’un moyen de rester toujours plein, c’est de demeurer au fond du puits. On peut bien pendant quelques temps s’imaginer pouvoir boucher et réparer les trous du seau, mais plus tôt on aura compris qu’il vaut mieux les agrandir et le défoncer complètement, mieux ce sera. Inutile et immergé dans la plénitude.


Jacques De Marquette : Vers l'unité suprême - A travers les ascèses successives

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Toutes les idées, toutes les théories sont utiles au moment où elles sont nouvelles et elles le sont pour tous les êtres qui n’y étaient pas encore arrivés. Mais elles deviennent dangereuses et néfastes Lorsqu’en s’y cramponnant on s’interdit de pousser plus avant dans la marche à la lumière. Ceci s’applique en particulier aux idées religieuses et aux visions de l’Univers qu’elles nous proposent.