Charles Eisenstein : Le sujet perdu : l’IA et l’être humain

Cette question touche au cœur de débats philosophiques séculaires. Ne sommes-nous que des machines de chair qui s’imaginent conscientes ? La pensée est-elle une question de calcul ? Les qualités sont-elles réelles, ou simplement des illusions que nous projetons sur des quantités ? Le choix existe-t-il, ou les causes déterminent-elles entièrement nos actions ?

Matthew David Segall et Rupert Sheldrake : Christianisme, bouddhisme et hindouisme

Ce dont nous devons apprendre des traditions bouddhiste et hindoue, c’est surtout cette pratique intérieure de la méditation, qui a été peu mise en valeur dans l’Occident chrétien. Elle est davantage présente dans les Églises orthodoxes russe et orientale. Pour ma part, je médite depuis de nombreuses années. J’utilise aujourd’hui un mantra chrétien. Je pratique une forme de méditation très semblable aux méditations hindoues ou bouddhistes, mais avec un mantra chrétien.

Karina Ferreira Firme : Le tout dans chaque alter : pourquoi intégrer l’ombre apaise le monde

Dans cet essai court et accessible, Karina Firme s’appuie sur une métaphysique idéaliste pour expliquer pourquoi l’intégration des aspects rejetés de notre propre personnalité permet de se décharger de la charge émotionnelle que nous associons habituellement aux autres, apaisant ainsi le monde. Ses idées offrent un exemple convaincant de la puissance explicative de la métaphysique : comment celle-ci peut à la fois élucider et fonder des faits d’observation clinique qui, bien que décrits, ne pouvaient pas être pleinement expliqués auparavant.

Pauline Rudd : À l’écoute du monde

J’ai découvert que les mêmes compétences que j’avais développées dans mon travail scientifique et dans ma vie contemplative pouvaient être utilisées pour interagir avec les arbres, les nuages ou quoi que ce soit d’autre. Il s’agissait de m’ouvrir et de faire taire le bavardage intérieur afin de créer l’espace nécessaire pour entendre ce que le reste du monde essayait de me dire. J’ai pris conscience que le monde qui m’entourait essayait de m’inclure dans son univers, mais que je ne disposais pas du langage nécessaire pour bien communiquer.

Bruce Kirchoff : Repenser Rudolf Steiner

Le modèle du « grand individu » en matière de progrès culturel possède également une solide généalogie philosophique. La théorie de G. W. F. Hegel concernant la progression historique repose largement sur les « individus historiques universels » qui font avancer la culture durant les périodes de stagnation. Selon Hegel, ces figures servent d’agents de l’Esprit du monde (Weltgeist) et de l’esprit d’une nation particulière (Volksgeist). Compte tenu des attentes de son public et de son arrière-plan dans la philosophie de l’Europe centrale du XIXe siècle, Steiner évoluait dans un cadre qui favorisait naturellement cette perspective.

Emmanuel Vaughan-Lee : La communion est vivante

Un enseignant soufi, une roshi zen, une bouddhiste zen et un ancien prêtre épiscopal se réunissent pour examiner comment les valeurs de l’écologie spirituelle sont intégrées à leurs traditions religieuses, et comment la restauration de pratiques incarnées de révérence écologique peut nous aider à cultiver un espace où le divin devient expansif.

Krishnamurti & David Bohm — entretiens sur Vérité & Réalité 7

La pensée mesure, définit et détermine… Elle peut, par exemple, déterminer la montagne, même si elle ne l’a pas créée : elle détermine la montagne comme une réalité objective qui existait indépendamment d’elle. Ensuite, deuxième étape : la pensée a fabriqué le microphone ; il a donc été créé par la pensée, mais, une fois fabriqué, il continue d’exister indépendamment d’elle. Troisième étape : la pensée a créé un « centre » qui, lui, n’existe absolument pas indépendamment de la pensée, mais elle croit qu’il existe indépendamment…

Michael Levin et Matthew David Segall : Les esprits en ingression et l’Éros de l’univers

la matière « fait office de sage-femme » pour la vie et l’esprit plutôt qu’elle ne les fabrique paraît également très compatible avec l’idée de Whitehead selon laquelle la physiologie « abrite » et amplifie l’expérience au lieu de la produire. L’organisation corporelle fournit un environnement protégé dans lequel peuvent surgir des occasions d’expérience d’un degré supérieur.

Catherine Coldstream : La musique et l’ineffable divin

Tout au long de l’histoire de l’humanité, la musique a été considérée comme un moyen de nous relier au divin. Rabindranath Tagore la décrivait comme « la forme d’art la plus pure », tandis que Beethoven la voyait comme « l’unique entrée incorporelle dans le monde supérieur de la connaissance qui embrasse l’humanité, mais que l’humanité ne peut embrasser ». Dans cet article, l’écrivaine, mentore et ancienne religieuse carmélite Catherine Coldstream contemple la relation entre le silence, la parole et la musique dans notre expérience de l’ineffable ; la correspondance « sublime » entre la musique et les harmonies de l’univers, ainsi que son propre amour pour les derniers quatuors à cordes de Beethoven. « Le don de la musique nous parvient comme la pluie ou la rosée ou l’inspiration, comme beauté, comme gratuité ».

Pierre Kory et Un médecin du midwest : Les périls du recours aux absolus

Cela permet également de comprendre le comportement dogmatique des médecins et leur tendance à réduire des sujets complexes à des affirmations simples qui ignorent une grande partie de ce qui se passe chez chaque patient. Mais, plus profondément, je pense que c’est la même dynamique qui sous-tend nombre des égarements de notre société, puisque toute notre conception de la science et de la médecine repose sur la domination et la définition rigide de la nature, plutôt que sur une collaboration harmonieuse avec celle-ci. Il s’agit, en définitive, d’un exercice futile visant à imposer la certitude à un monde qui ne peut jamais offrir davantage que l’illusion à l’intérieur d’un modèle artificiel.