Je ne suis pas seulement malade, je suis en train de mourir. Et lorsque je mourrai, lorsque mon esprit animateur aura quitté le monde, les systèmes vivants de la Terre s’effondreront. Les baleines mourront. Les poissons mourront. Les océans mourront. Les forêts, les grenouilles, les insectes, tous périront. Tous sauf toi, l’humanité. Tu ne mourras pas, mais tu seras seul, mon fils, seul dans tes villes climatisées, à manger de la nourriture cultivée en laboratoire, avec pour seuls souvenirs de la vie que tu as détruite des simulations numériques…
Charles Eisenstein : Le Mythe de Tara