Denyse O’Leary : Que démontrent les personnes qui sont conscientes, mais dépourvues de cortex ?

Un problème plus urgent est que les matérialistes ne peuvent échapper à ce que j’appelle le problème de la phrénologie. Le matérialisme moderne n’est en quelque sorte qu’une version actualisée de la phrénologie. C’est-à-dire cette idée que le cerveau est comme un ordinateur, et que cette petite zone-là contrôle ceci, cette autre zone contrôle cela. Ou bien ils esquivent la question en disant : « Eh bien, ce n’est pas une zone en particulier qui contrôle la pensée abstraite, c’est l’intégration de toutes ces zones ». Ils affirment que tout cela relève entièrement du monde matériel.

Denyse O’leary : Les personnes ayant un cerveau divisé ont-elles des voies de communication cachées ?

Ce que les neuroscientifiques ignorent de manière scandaleuse, c’est la dichotomie entre ces deux choses : le fait est que, quand on sectionne le corps calleux, les commissures, ou ce qu’on veut couper, on interrompe les perceptions de manière très nette et définitive. Et on n’interrompt pas les conceptions. Et la neuroscience n’a aucune bonne explication à cela.

Satish Kumar : La paix est possible

L’écologiste et militant évoque son engagement en faveur de la paix et sa conception de celle-ci, qu’il ne considère pas simplement comme l’absence de guerre, mais comme un mode de vie positif et harmonieux comportant trois aspects : la paix avec soi-même, la paix avec la société et, la paix avec la nature

Fragments of Coherence : Le physicien qui a vu ce que les mystiques ont vu

Le Vedanta l’appelle Brahman — le fondement infini et immuable de la conscience pure d’où émergent toutes les formes. Le monde manifeste des choses séparées est Maya — pas exactement une illusion, mais une apparence. La surface prise pour la profondeur. Bohm aurait approuvé. Il a écrivait : « L’idée que tous ces fragments existent séparément est manifestement une illusion, et cette illusion ne peut que conduire à des conflits et à une confusion sans fin ».

Barbara Gates : Vivre, c’est être en relation : entretiens avec Vimala Thakar

Je ne vois aucune différence entre la vie spirituelle, comme vous l’appelez, et l’action sociale. C’est exactement comme l’inspiration et l’expiration, ce ne sont pas deux processus différents. L’inspiration n’aurait aucun sens s’il n’y avait pas d’expiration. De la même manière, quoi que vous apportent les saints et les yogis, qu’allez-vous faire de cette compréhension, sinon la vivre ? Nous naissons dans la société. Les êtres humains ne naissent pas dans l’isolement, mais comme membres d’une communauté, d’un pays. Vivre, c’est être en relation avec tout ce qui nous entoure ; vivre, c’est agir en tant que membres de la société. L’action sociale est une action liée aux besoins de la société et pertinente par rapport aux besoins intérieurs de l’être humain.

Olivia Shkreli : L’effondrement des murs intérieurs : la psychologie et la spiritualité comme unité de la conscience

Une neuropsychologue clinicienne nous raconte comment sa propre expérience de dissolution de l’ego l’a conduite à une nouvelle perspective sur la science, l’« âme » et la vie elle-même. Elle a réalisé que la psychologie et la spiritualité ne sont pas des voies opposées, mais des langages complémentaires décrivant la même réalité : la conscience.

Brij B. Khare : Les dimensions de l’apprentissage

Que doit donc faire un éducateur bien intentionné et réfléchi ? Il peut examiner les enseignements de J. Krishnamurti, qui remet en question les fondements de la culture éducative actuelle. Krishnamurti ne se contente pas de critiquer la structure actuelle de l’éducation, il pose également des questions profondes sur la nature de l’esprit humain et de la condition humaine. Contrairement à toutes les autres tentatives de relance du système éducatif, son approche ouvre de nouvelles possibilités au sein de cultures particulières et s’efforce d’établir une configuration de valeurs entièrement nouvelle, susceptible à son tour de créer une nouvelle pédagogie et une nouvelle civilisation.

John Horgan : Un explorateur du cerveau repense la conscience

J’ai proposé de considérer le rôle de l’amygdale face au danger non pas comme celui d’un centre de la peur, mais plutôt comme le produit d’un circuit de survie défensif, en réservant le terme d’état mental « peur » à l’expérience consciente. Je m’attendais à ce que la partie consciente soit rejetée ou ignorée, car de nombreux chercheurs sur l’amygdale avaient été formés par des mentors issus de la tradition behavioriste. Mais je ne m’attendais pas à un rejet de la terminologie du circuit de survie défensif, puisque les termes « défense » et « peur » étaient utilisés de manière interchangeable pour décrire les comportements conditionnés par l’amygdale. Cela semblait être un moyen d’être clair, mais ce ne fut pas le cas.

Denyse O’Leary : L’étonnant fait que révèlent les patients au cerveau divisé

Diviser le cerveau humain en deux peut sembler radical, mais cela a permis d’empêcher des crises d’épilepsie autrement incurables de se propager à l’ensemble du cerveau. Roger Sperry (1913–1994) a reçu le prix Nobel pour avoir découvert les subtils handicaps dont souffraient les patients au cerveau divisé. Il a établi que les hémisphères droit et gauche remplissaient des fonctions différentes. Cependant, en règle général, les patients mènent une vie normale par la suite. Ce qui est étonnant, c’est que, malgré la division radicale de la perception, il n’existe pratiquement aucune division conceptuelle — même lorsque, à toutes fins pratiques, aucune partie de leur cerveau n’a accès à l’ensemble des informations dont le concept dépend.

Brentyn J Ramm : Pour vivre un éveil de type zen, essayez la voie sans tête

Notre véritable nature est donc semblable à un vide. Elle est dépourvue de toute qualité objective. Elle est sans forme, sans couleur, illimitée, immobile. Comment alors voir exactement sa propre véritable nature, si elle est ainsi dépouillée de toute caractéristique discernable ? La méthode traditionnelle consiste à s’asseoir pendant de nombreuses années dans une pratique intense de méditation sous la guidance d’un enseignant expérimenté. Malheureusement, la plupart des pratiquants ne font jamais l’expérience du « vide ». Il existe cependant dans le zen une tradition d’éveil spontané, même en l’absence de toute pratique de méditation. Cela suggère qu’il existe un moyen bien plus rapide et direct de s’éveiller.