La simplicité de ce qui est par Joan Tollifson

Traduction libre Qu’est-ce que la vie ? A-t-elle un sens ? Où cherchons-nous le bonheur ou la libération ? Avons-nous le libre arbitre ? Qu’est-ce que l’illumination et comment puis-je l’obtenir ? Peut-on faire quelque chose pour se libérer de la dépression, de l’anxiété, des comportements compulsifs, des guerres, des holocaustes, des préjugés ? Qu’est-ce qui est spirituel (et qu’est-ce qui […]

Les couches de l’esprit par R. P. Kaushik

Traduction Libre Dans le passé, la plupart des hatha yogis commençaient ce voyage de conscience, ou kundalini, au premier centre et allaient jusqu’au septième centre. Cela devait prendre douze ans de travail intensif, deux ans sur chaque centre. Et comme il y a tant de matière inconsciente dans ces centres inférieurs, tant d’énergies obscures différentes, […]

Cheminement par R. P. Kaushik

Le titre est de 3e Millénaire Traduction libre Le Dr R. P. Kaushik était un philosophe au sens premier du terme – celui qui aime la vérité. Sa vie a été une exploration continue au-delà des réponses et des croyances conditionnées de l’esprit, dans la nature et l’expression de la totalité. Par ses écrits et […]

La réalisation par Houei-Neng

En cherchant à comprendre, il faut faire l’introspection de votre propre esprit, indépendamment des choses et des phéno­mènes. La distinction de ces quatre véhicules n’existe pas dans le dharma lui-même, mais dans la différenciation que fait l’esprit des gens. Voir, entendre et réciter le sûtra, c’est le petit véhicule. Connaître le dharma et comprendre sa signification, c’est le véhicule moyen. Mettre le dharma en pratique, c’est le grand véhicule. Comprendre à fond tous les dharmas, les avoir complè­tement en nous, être libre de tous attachements, être au-dessus des choses et des phénomènes et n’être en possession de rien, c’est le suprême véhicule.

Commentaires par Taisen Deshimaru

On pense, on pense surtout avec la partie gauche du cerveau. Si l’on enseigne à partir du corps et qu’on se concentre sur le comportement, on oublie de penser. Si on se concentre sur le corps, on oublie l’esprit. Tel est le sens du deuxième vers. Est-ce le corps ou l’esprit qui devient Bouddha ? Il faut réaliser à travers le corps et l’esprit, car ils ne sont pas séparés. Chaque cellule a sa propre vitalité mais toutes sont interdépendantes. Où existe le véritable esprit ? L’esprit et le corps existent en interdépendance. Dans certaines religions, on prétend qu’après la mort, le corps disparaît mais que l’esprit reste. Je ne peux y croire. Tout problème relatif au monde invisible ne peut ni être nié, ni être affirmé. Certes, à la mort, l’activité disparaît, mais le corps tout en se transformant retourne au cosmos, si on incinère ou jette dans la mer. Et même, cent ans ou six cents ans plus tard, les éléments constitutifs du corps demeurent.

Le sentiment de lumière par Marc Alain Descams

L’Islam est issu des terres de lumière ; c’est la religion du désert et des longs espaces infinis. Toute lumière vient de l’Unique, et chacune y renvoit. Son universelle présence est d’abord manifestée par l’éclatante lumière de Midi. Pour les Musulmans l’existence est lumière. Le monde n’est que la réflexion de Dieu à travers le miroir de l’obscurité. La lumière essentielle en se réfléchissant fait apparaître le monde phénoménal. La lumière du jour est donc le symbole du monde transcendant. Le soleil est le signe mobile de l’Esprit, qu’éclaire l’autre monde, et la lumière intellectuelle est une manifestation de la connaissance divine qui se déverse sur la terre.

Bénédiction de l’abîme : Livre I par Archaka

Ainsi donc du voyant. Sa conscience n’est plus enfermée dans son corps. Fini le donjon de la pensée. Les murs en ont disparu, dissous dans la Lumière. Le prisonnier meurt-il une fois échappé de son cachot ? Comment le sage mour­rait-il en franchissant l’enceinte mentale qui nous limite ? Il est libre, il est illimité, il n’a plus de limites ni dans l’Espace ni dans le Temps. Et si nous continuons de lui voir un corps devant lequel d’aucuns tiennent à se prosterner, nous devons comprendre que ce corps est en lui, à l’inverse du nôtre où nous sommes pour le moment détenus. C’est là, probablement, la chose la plus difficile à comprendre. Ce renversement des structures de l’être qui fait que l’intérieur passe à l’extérieur, et l’extérieur à l’intérieur, est pour notre raison plus improbable encore que les mondes d’au-delà. Et pourtant, c’est à partir d’une telle métamorphose que nous ont parlé les plus grands Inspirés. Et c’est parce que nous ne pouvons en saisir le mécanisme que nous nous méprenons sur le sens de leurs paroles. Leur expérience a cessé de ressembler à la nôtre. Et le plan où ils vivent n’a que de lointains rapports avec celui de nos jours.

Bénédiction de l’abîme : Livre II par Archaka

Même le plus abject des hommes est promis à cette trans­figuration de la semence aveugle en créature visionnaire. Et la plus épaisse ténèbre doit se transmuer en le Soleil éternel. Le voyant n’a pas besoin de le penser pour le savoir. Et il sait qu’un jour viendra où les Pouvoirs obscurs et que nous disons diaboliques seront eux aussi rendus à la Lumière. À eux aussi, va son amour. À eux qui semblent lutter contre la Beauté et la Vérité, à eux qui se servent de nous pour instituer le règne du Mal, mais n’y arrivent jamais complètement, à eux qui, plus que nous encore, ont oublié leur origine et ne peuvent même pas aspirer à la revoir un jour, à eux, les plus affligés de la manifestation universelle, va l’amour illimité de l’homme de Dieu.

L’illumination selon Mandukya Upanishad et Gaudpada par Patrick Lebail

La pensée d’Extrême-Orient est parallèle à celle d’Orient, mais différente de celle-ci. Elle va plus loin. L’homme n’est pas déchu, mais asservi à la souffrance, au devenir, à la mort. En prendre conscience est déjà un pas vers la libération de la servitude. Si nous sommes asservis, c’est qu’il y a quelque chose qui nous manque, un dérèglement, un facteur de maladie, qui est à corriger. L’homme est malade, il doit se libérer en se réformant, en revenant à l’état d’adulte. Ce diagnostique n’est pas du pessimisme.