Brian Fang : La magie de Fourier : comment le temps et l’éternité sont deux facettes d’une même réalité

Dans cet essai remarquablement perspicace, Brian Fang montre que les mathématiques de l’omniprésente transformation de Fourier, qui relie les mots des « événements » et des « fréquences », fournissent une grammaire formelle permettant de comprendre comment la temporalité est une facette de l’éternité, et inversement. Ainsi, ce que nous appelons « le monde » n’est peut-être pas fondamentalement constitué de matière se déployant dans le temps, mais de motifs qui admettent des lectures atemporelles. Cela ne prouve pas l’idéalisme, mais le rend moins étrange. Si l’être peut être pleinement appréhendé en termes structurels, alors peut-être que les constituants ultimes de la réalité ne sont pas des particules en mouvement, mais des motifs intelligibles qui semblent simplement temporels lorsqu’on les observe de l’intérieur.

Krishnamurti : L’observateur et l’observé

Lorsque je construis une image de vous — ou de n’importe quoi — j’ai la faculté de l’observer. Il y a donc l’image et son observateur. Je vois, par exemple, quelqu’un avec une chemise rouge et ma réaction immédiate est qu’elle me plaît ou qu’elle me déplaît. Ce plaire et déplaire est le résultat de ma culture, de mon éducation, de mes associations, de mes inclinations, de mes caractéristiques acquises ou héritées. C’est de ce centre que j’observe et que j’émets mes jugements, et c’est ainsi que l’observateur se sépare de ce qu’il observe. Mais l’observateur est conscient de plus que d’une seule image : il en crée des milliers. Toutefois, en diffère-t-il ? N’est-il pas, lui-même, une autre image ?

Faut-il tout repenser ? Par Alethea Black

Nous savons, grâce aux sciences cognitives et aux neurosciences, que le cerveau n’est pas un observateur passif, comme une lentille de caméra. Le cerveau compose activement ce que nous percevons. Pourtant, nous persistons, dans toutes nos entreprises – de la tentative de guérir le cancer à la conception d’une théorie unifiée – à fonctionner à partir d’une perspective matérialiste. Peut-être cela doit-il changer.

Krishnamurti : Rien n’est un problème à moins que vous n’en fassiez un

Vous regardez une fleur sur le bord de la route, vous la regardez là, vous voyez sa beauté, la tranquille condition de son existence, sa couleur, vous en respirez le parfum. Et, simplement, vous regardez et vous passez. Regardons exactement de la même manière le mouvement de notre vie durant les heures de veille, exactement ainsi, sans désirer résoudre aucune de ses complexités, aucune des questions qui sont en cause durant notre journée.

Zack Savitsky : La perspective radicale de Carlo Rovelli sur la réalité

Nous devons renoncer à l’idée qu’il existe des choses matérielles que nous décrivons depuis l’extérieur. La meilleure façon de conceptualiser la réalité à la lumière de la science moderne est en termes d’informations relatives que les éléments de la nature possèdent les uns sur les autres. Nous ne pouvons que dire comment le monde apparaît depuis notre perspective limitée et biaisée. C’est très radical, car on ne peut plus dire : « Voici la liste des choses dans le monde, et voici ce qu’elles sont ». Nous devons vivre avec cette absence de description totale de la réalité.

Temps, mythe et matière. Entretien avec LD Deutsch

Si l’on regarde l’histoire de l’Occident, nous avons toujours utilisé les technologies les plus avancées pour décrire le cerveau et l’univers. Au XIVe siècle, l’univers était décrit comme une grande horlogerie. Si l’on se penche sur le modèle psychique de Freud, on constate qu’il est fortement influencé par la machine à vapeur. C’est un modèle hydraulique. On appuie sur quelque chose, et autre chose remonte. Les axones du cerveau ont été modélisés d’après les fils téléphoniques. Les fils téléphoniques sont apparus en premier et les neuroscientifiques se sont demandé si cela pouvait fonctionner de la même manière. Et c’est ainsi que cela fonctionnait. Dans les années 1980, David Bohm et Karl Pribram ont proposé le modèle holographique. Et aujourd’hui, bien sûr, nous vivons dans un ordinateur et le cerveau est un ordinateur. Il y a donc un aspect herméneutique dans notre façon de concevoir la réalité.

Dan Falk : Quelqu’un sait-il vraiment ce qu’est le temps ?

Le cerveau possède des mécanismes fondamentalement différents pour mesurer le temps à différentes échelles. Vous avez une horloge circadienne ; c’est elle qui vous guide lorsque vous avez faim, qui vous dit quand vous coucher, quand vous lever. Mais cette horloge n’a pas de trotteuse ; elle ne peut pas « dire l’heure ». Elle ne va pas vous aider à déterminer le tempo d’une chanson que vous écoutez. Donc, cette horloge est indépendante des autres. Nous avons aussi d’autres horloges, d’autres minuteries, qui guident notre capacité à avoir cette conversation…

Harriet Witt : Le ciel est ici, pas seulement là-haut : Comment un langage désuet nous isole de la réalité

2024-12-06 Une brève introduction Harriet Witt est astronome, enseignante, écrivaine et conférencière, lauréate d’un prix international. Elle enseigne l’astronomie depuis 1980 et propose des présentations ludiques d’astronomie dans les hôtels de Maui. Elle donne également des cours « Making Friends with the Night Sky (Apprivoiser le ciel nocturne) » au Maui Community College. Harriet est l’astronome officielle […]

Shirley Nicholson : Temps et intemporalité

Kronos [Chronos] représente la Durée sans fin et, par conséquent, immuable, sans commencement, sans fin, au-delà du Temps divisé et au-delà de l’Espace. – La Doctrine Secrète, 1:418 Dans ses Confessions, saint Augustin disait qu’il savait ce qu’était le temps quand personne ne le lui demandait, mais qu’il ne le savait plus quand on lui demandait […]

Bernardo Kastrup : Comment pouvez-vous être moi ? La réponse c’est le temps

Traduction libre 2022-05-06 Croire être votre moi de cinq ans est une raison de croire qu’en ce moment même vous pouvez être une autre personne, tout en restant vous-même, argumente B. Kastrup dans cet essai théorique stimulant. *** Comment un sujet universel peut-il être à la fois vous, moi et tous les autres ? C’est peut-être […]