Vimala Thakar : Apprendre de la solitude et de la mort

Dans la dimension du silence comme dans la mort, nous sommes complètement dépouillés de tout ce que nous avons acquis et possédé. Le contenu du silence est le vide ; le mouvement mental se met en suspens et la construction du monde basée sur les concepts de temps et d’espace disparaît. L’échelle de mesure sur laquelle nous avions construit le monde disparaît instantanément, et nous sommes transportés dans une dimension où il n’y a ni formes, ni objets, ni idées, ni symboles, ni concepts. Chacun de nous est entièrement seul avec l’énergie inconditionnée à l’intérieur et autour de l’être.

Jeb Barton et Marjorie Woollacott : Vous… et moi… et une tasse de thé : Huit insights que nous avons recueillis auprès de maîtres éveillés

Nous vous invitons à vous asseoir avec nous à une table tranquille dans un salon de thé, et à écouter pendant que nous discutons de nos réflexions et insights sur certains des aspects les plus mystérieux de l’existence humaine – tels que la nature de notre conscience, de notre conscience et l’expérience même de notre Être. Ces insights, tirées de maîtres éveillés, indiquent les façons dont nous cultivons et raffinons notre conscience instant après instant. Une conscience qui est cruciale pour l’accomplissement dans la vie, puisqu’elle module le flux de créativité dans chacun des moments de nos vies.

James Carmody : Un simple déplacement de l’attention

La méditation consiste à prendre le temps d’observer son expérience intérieure. Les traditions diffèrent quant à la meilleure façon de procéder, mais il s’agit essentiellement d’être témoin des pensées, des sensations et des sentiments qui s’unissent pour former le récit qui préoccupe normalement l’attention. C’est une simple déconstruction qui déplace l’intérêt des histoires et de leur charge émotionnelle vers les éléments qui charge. Au lieu d’être emporté par le courant, on commence à s’intéresser à l’eau.

David Edwards : Comment abandonner une carrière en entreprise

Si tu écris avec la tête, ça ne fonctionne pas. Mais si tu écris avec tes émotions, que tu touches à des sentiments forts — l’amour, la tristesse, le regret, la nostalgie, ou peu importe — si tu es vraiment dans ton ressenti, il y a comme une résonance que tu peux capter. Et si tu restes dedans, tu peux la transmettre sur la page. Si tu communiques avec la tête, tu touches les gens au niveau de la tête. Mais si tu écris avec le cœur, tu touches les gens au niveau du cœur. Et pour moi, c’est ça, la félicité. Je veux dire, je sentais que c’était une activité belle, méditative.

R.P. Kaushik : Enquête sur le néant

Lorsque vous avez cessé de la décrire et de fuir par le plaisir, les rituels, les dogmes et les croyances, vous vous retrouvez face à ce néant. Regardons maintenant ce néant : voici ma solitude, voici mon néant. Je le vis totalement, complètement, parce que mon esprit a cessé de le décrire. Mon esprit reconnaît aussi la nécessité de l’affronter parce qu’il ne peut s’en échapper. Dès que mon esprit cesse de le nommer, de fuir, d’y penser, que se passe-t-il ? Qu’arrive-t-il à l’observateur ? Comprenez bien la nature de l’observateur. L’observateur est l’accumulation du savoir passé, des expériences, des émotions, des plaisirs et des rituels. Lorsque tous ces éléments disparaissent, où est l’observateur ?

David Edwards : Résister au mal ? — Partie 2

Une grande partie de notre souffrance réside dans notre résistance — c’est le fait même de dire « non » à un sentiment qui nous blesse. Nous ne voulons pas ressentir la douleur ! En plaçant volontairement mon attention sur la douleur, je l’acceptais. Le « non » disparaissait. Je ne résistais plus au « mal ». Et à mesure que cela se produisait, la boule de douleur commençait à s’adoucir, à se transformer — un « pilier de conscience » commençait à apparaître et à absorber le chaos. Finalement, j’ai commencé à ressentir l’« espace » de Tolle — les sensations dans mon cœur sont devenues douces, agréables. Au bout d’une heure environ, peut-être 75 minutes, l’agonie s’est transformée en sentiments d’amour et de félicité.

John Horgan : À quoi sert la « connaissance de soi » ?

Lors de son procès pour hérésie, ce vieux fanfaron de Socrate déclara : « L’examen de moi-même et des autres est le plus grand des biens ». Socrate veut dire que le fait de réfléchir sérieusement à la vie fait de vous une meilleure personne, c’est-à-dire une personne plus heureuse et plus gentille. J’appelle cette affirmation le principe socratique.

Krishnamurti à propos du yoga

Si vous faites du yoga, vous ne devez faire aucun effort, ne pas forcer le corps. Si vous forcez le corps, ce n’est pas du yoga, donc faire quelque chose sans effort. Se tenir droit sans plier les genoux, toucher le sol peut prendre une semaine ou plus, mais ne faites pas d’effort. Dès que vous faites un effort, vous forcez les muscles, qui deviennent donc tendus, déformés.

Judith Sugg : Immobilité (Unbecoming)

Une vieille histoire raconte qu’un étudiant demande à son maître combien de temps il faut pour atteindre l’illumination. Le maître répond : « Cinq ans ». L’étudiant demande : « Et si j’essaie vraiment ? » Le maître répond : « Dix ans ». Dans la terminologie de Klein, le fait de fixer un objectif (une illumination plus rapide) met l’étudiant en mode devenir, dans l’attente de la prochaine expérience, et met ainsi en place le schéma qui perpétue la personnalité.

Peter Russell : Les Règles de synchronicité

Le terme « synchronicité » a été inventé par Carl Jung, qui l’a défini comme une « coïncidence significative » régie par un « principe de connexion acausale ». Par « acausal », il entendait que les événements ne sont pas liés par les notions conventionnelles de cause et d’effet. Leur caractère acausal est important. Lorsque nous faisons l’expérience d’une de ces coïncidences remarquables, nous pouvons bien nous demander : Comment cela a-t-il pu arriver ? Était-ce une perception extrasensorielle ? Des anges qui veillent sur moi ? Un bon karma ? En cherchant une explication, nous recherchons une cause, qu’elle soit matérielle, spirituelle ou de nature cosmique. Mais la vision de Jung suggère que nous ne devrions pas essayer de les expliquer. Il n’y a pas de relation directe de cause à effet derrière ces événements.