Jeff Carreira : Cartographier la noosphère : science, mysticisme et géométrie de la conscience. Entretien avec Shelli Renée Joye

L’enseignement fondamental du yoga, de Patanjali, et même du christianisme occidental, consiste à entrer dans le silence, à laisser l’esprit ralentir et à passer à un état de calme, le Silence, afin que soudainement jaillisse la lumière de la conscience de la connectivité qui relie tout dans une matrice multidimensionnelle de conscience. Lorsque vous faites vraiment des progrès en méditation, vous pouvez le sentir, vous êtes capable d’aller au-delà de vous-même, que ce soit à l’extérieur de vous-même, à l’intérieur de vous-même, ou en vous connectant à des dimensions normalement étrangères qui n’ont aucun rapport avec l’intérieur et l’extérieur…

Intelligence, ordinateurs et esprit mécanique I & II. Discussion avec Krishnamurti

Cela signifie que la perception est libre du savoir et que l’action ne provient pas de la perception ni du savoir. La perception du serpent, du danger, est action, mais cette perception est basée sur des siècles de conditionnement à propos du serpent. La perception que je suis hindou, qui dure depuis trois mille ans, est le même mouvement. Et nous vivons dans ce champ tout le temps. C’est cela qui est destructeur, pas la machine. À moins que cette machine qu’est l’esprit ne s’arrête — pas l’ordinateur —, nous allons nous détruire nous-mêmes.

Adam Jacobs : Le Pendule et l’Arbre

Mais voici la question plus profonde : est-ce l’oscillation qui guérit, ou la synchronisation ? Hemi-Sync n’alterne pas la stimulation ; il recherche l’alignement. L’EMDR alterne. L’un déstabilise par le mouvement ; l’autre harmonise par la cohérence. Peut-être ne sont-ils pas opposés. Dans les systèmes complexes, la synchronisation émerge souvent de l’oscillation. Un accord musical n’est pas une seule note, mais des notes distinctes vibrant en relation harmonique. Ce que nous percevons comme unité n’est pas l’identité, mais une différence coordonnée. Peut-être que les états supérieurs de conscience semblent unifiés parce que des processus différenciés se déplacent en rythme plutôt qu’en compétition.

David Bohm : Plénitude, Intemporalité et Déploiement du Sens

Lorsque nous pensons aux lois naturelles, l’une des premières choses à dire est que le mot « loi » est très mal choisi, car il donne l’impression que quelqu’un aurait légiféré sur la façon dont les choses sont. Les gens croyaient autrefois qu’elles étaient édictées par Dieu, mais la plupart des scientifiques ne le croient plus aujourd’hui ; alors, quelle est selon eux la source de cette législation ? Dans la philosophie grecque antique, on ne parlait pas de lois, mais d’un ordre régulier qui apparaît dans la nature. Cet ordre régulier, s’il était nécessaire, aurait la même signification que notre mot « loi ».

Charles Eisenstein : Le blindage ontologique dans la recherche sur les nouveaux paradigmes

La pensée scientifique conventionnelle considère les expériences comme un moyen d’interroger une réalité objective indépendante de l’observateur. Lorsque les scientifiques réalisent des expériences pour mesurer la vitesse de la lumière ou la masse du proton, ils pensent mesurer une quantité fixe, universelle et invariante dans le temps, qui ne changera pas à la suite de l’expérience. Mais que se passerait-il s’il existait des phénomènes qui ne sont pas encore « rangés » en constantes objectives ? Que se passerait-il si les expériences ne se contentaient pas de les mesurer, mais pouvaient les pousser vers un état ou un autre, non seulement localement, mais universellement ? Plus largement, que se passerait-il si les expériences que nous choisissons de mener, ainsi que l’intention et la manière dont nous les menons, pouvaient altérer la réalité ?

Elizabeth Jean Currie : Pas seulement de la fumée et des plumes !

Le Dr Currie soutient que réduire l’efficacité de la médecine chamanique à un simple effet placebo ne rend pas justice à la sophistication de la pratique chamanique. Elle affirme que cette dernière repose sur une métaphysique complexe à plusieurs niveaux, dans laquelle le chaman exploite délibérément les relations de cause à effet qui dépassent le monde matériel visible.

Shafica Karagulla & Dora van Gelder Kunz : Les chakras et les champs énergétiques humains

Tout comme les cinq sens physiques nous donnent accès à une certaine gamme de la réalité physique, les sens supérieurs nous permettent de percevoir des éléments du monde suprasensoriel. La perception sensorielle supérieure comprend la clairvoyance, qui signifie « voir clairement », et fait généralement référence à la capacité de percevoir le champ vital et/ou émotionnel. Comme ces perceptions semblent à la fois exotiques et idiosyncrasiques (puisqu’elles ne sont expérimentées que par quelques-uns), les scientifiques et les chercheurs d’aujourd’hui n’ont jamais essayé de manière systématique d’explorer et de comprendre les mécanismes qui rendent possibles de tels phénomènes. Dans une culture attachée à la méthode scientifique, cette négligence semble provenir d’un préjugé ou d’une idée fausse fondamentale.

Lewis Coyne : La marque de l’intelligence humaine

À l’instar du capitaine Kirk de Star Trek, vous atterrissez sur une planète étrangère jusqu’alors inconnue afin de déterminer si une vie intelligente y existe — une intelligence comparable à celle des êtres humains. Supposons que les habitants de cette planète se cachent pendant que vous l’explorez, vous laissant examiner l’environnement à la recherche de preuves physiques d’une vie intelligente. Dans une telle situation, quelle serait la preuve matérielle la plus élémentaire d’une vie intelligente que vous pourriez espérer trouver ?

Emmanuel Vaughan-Lee : Apprendre à écouter les plantes. Entretien avec Monica Gagliano

S’appuyant sur les connaissances transmises par les plantes à travers les rêves, les visions et les sensations, la scientifique Monica Gagliano offre un exemple concret de ce à quoi peut ressembler une réinvention du savoir scientifique. Dans cette conversation, elle explique comment ses recherches révolutionnaires sur la communication et la cognition des plantes ont évolué à mesure qu’elle a noué une relation de réciprocité et de confiance avec les plantes qu’elle étudie, montrant ainsi comment nous pouvons radicalement concilier la rigueur de la méthodologie scientifique occidentale avec l’acte profondément humain et spirituel qui consiste à écouter les plantes.