David E. Lloyd : La géométrie du monde : la forme comme expression du sentiment

David Lloyd nous invite à considérer la forme comme l’expression du sentiment, une notion selon laquelle le monde physique devient l’expression géométrique de l’émotion intérieure, portant en elle, ou plutôt reflétant dans ses motifs, les structures qualitatives du sentiment. Cet essai n’est pas un argument analytique, mais une invitation à imaginer la réalité d’une manière différente et plus riche, en s’inspirant métaphysiquement d’une forme d’idéalisme objectif.

E Lester Smith : Le Cerveau : Anatomie et Fonctions

Mais ce qui reste totalement incompréhensible est comment et pourquoi le cerveau devient le véhicule de la conscience… Certains philosophes ont voulu écarter le problème esprit-matière comme une simple confusion verbale. Je soupçonne qu’au fond, ils n’attachent simplement aucune importance à la description scientifique des choses et sont donc indifférents à toute rupture entre celle-ci et le langage qui décrit le monde de l’expérience consciente. Si tel est le cas, ils ont bien sûr le droit de rester indifférents ; mais les hommes de science, eux, ne le peuvent sans doute pas.

Krishnamurti : La racine du désordre

Maintenant, quand on est dans le désordre, rechercher l’ordre est une erreur, évidemment. Parce que l’esprit qui est confus, qui n’est pas clair, reste encore dans la confusion et dans l’incertitude, lorsqu’il recherche l’ordre. C’est bien évident. Tandis que, si vous prenez connaissance du désordre dans lequel vous vivez, si vous le comprenez, si vous en comprenez les causes, le mouvement, par le fait même de comprendre ce désordre, du fait de cette compréhension, l’ordre surgit naturellement, aisément, heureusement, sans aucune contrainte, sans aucun effort pour se maîtriser.

Christof Koch : Une surprise non ressentie lors du transfert dans le cloud

Dans cette expérience de pensée mêlant science-fiction et futurisme sérieux, l’éminent neuroscientifique Dr Christof Koch esquisse un futur pas si lointain où nous serons tentés par la promesse d’une vie éternelle dans un cloud d’IA. Avec la fluidité d’un romancier, il donne vie à cette tentation palpable, dans toute sa force, pour mieux la détruire à la fin. Cet essai est un avertissement critique à nous tous, une tentative de nous confronter au problème avant que nous y soyons réellement confrontés, afin que nous puissions nous protéger à la lumière de la raison.

E. Lester Smith : Comment nous pensons

Alors pensons-nous uniquement avec le cerveau, uniquement avec l’esprit, ou avec le cerveau et l’esprit travaillant ensemble ? Puisque penser est l’activité la plus caractéristique de l’homme et sans doute la plus intéressante, nous devrions vraiment connaître les réponses à ces questions. Il y a en effet beaucoup de gens qui sont certains de connaître la réponse, mais d’autres sont en fort désaccord avec eux. Si nous acceptons que ces questions restent ouvertes, comment les résoudre ? Où pouvons-nous trouver des informations sur tous les aspects de la controverse ? Comment aborder la tâche passionnante de penser sur la pensée ?

Rob Lewis : Sommes-nous en train de donner l’Alzheimer à la terre ?

Il n’y a pas si longtemps, associer les mots « plante » et « mémoire » dans un sens scientifique aurait prêté à sourire. Mais ce temps est révolu. De nombreux travaux scientifiques publiés suffisent désormais à démontrer que les plantes non seulement se souviennent, mais aussi apprennent, prennent des décisions, communiquent et perçoivent leur environnement.

Albert Low et Monique Dumont : Créer la conscience

Car cela vient avec la pensée technologique, la pensée technologique est toujours à un seul niveau, toujours à la surface. L’idée de hiérarchies de significations ou de profondeur n’existe tout simplement pas pour cette pensée. Tout est réduit à un seul niveau. Tout est approprié à son niveau approprié. Ainsi, il n’y a rien de mal dans le fait de dire : « Supposons que nous pouvons comprendre l’être humain sans avoir recours à la conscience. Supposons que nous pouvons le voir comme une machine. Et voyons en conséquence jusqu’où on peut aller dans la compréhension ». Il n’y a rien de mal là-dedans. Mais le saut de « supposons » à « c’est ainsi » est ce qui constitue pour moi une pensée superficielle.

Wolter Keers : En fait

Il existe une image classique, tirée du Nouveau Testament, qui dit : « Si le grain ne meurt pas, il ne porte pas de fruit ». Si je suis vraiment honnête et que je regarde au plus profond de moi-même, c’est cela que je veux : mourir, c’est-à-dire donner tout ce que je suis, tout. En donnant, on découvre qu’il y a encore plus à donner, et alors on dit : « Prends cela aussi, je renonce aussi à cela ». C’est en effet une sorte de mort. L’amour est une sorte de suicide. Ce n’est pas seulement un phénomène de surface. Les gens qui papillonnent de l’un à l’autre, et vont comme des papillons d’une fleur à l’autre, parviennent rarement à cette expérience.

Krishnamurti : L'identification, la peur, le temps et la liberté

Donc, pouvez-vous ne pas vous identifier et pourquoi vous identifiez-vous ? Vous comprenez ma question ? Pourquoi ? Est-ce que, par l’identification avec un autre, vous vous évadez de vous-même ? Approfondissez cela, s’il vous plaît ! Vous évadez-vous ? Ou, vous pouvez vous identifier avec un autre, parce que vous êtes solitaire, ou vous avez peur de n’être rien. Vous comprenez ? Être absolument vide, psychologiquement, je ne veux pas dire biologiquement, s’agissant de la nourriture. Est-ce que ce sont là les raisons ? Ou le fait que vous ne vous êtes jamais posé cette question et, est-ce que, si vous vous la posez, vous avez peur de vous voir en face, tel que vous êtes réellement ? Par conséquent, l’identification avec un autre devient un moyen de vous évader de ce que vous êtes. Donc, vous demandez alors ce que vous êtes ?