Pascal Ruga : Priorité à l’unité

On ne saura jamais assez tout ce que le mental livré à lui-même peut contenir d’incomplétude. Il faut être d’une extrême vigilance envers soi-même, d’une lucidité à toute épreuve, et cela, sans le moindre soupçon de tension ; ce qui est difficile à concevoir pour la majorité d’entre nous tant nous avons le préjugé de la manière forte, de l’action volontaire, de la conquête du pouvoir, de la victoire à acquérir sur soi-même.

Iain McGilchrist : La question des choses

Si l’on prête attention au monde de deux manières différentes, et puisque l’attention modifie ce que nous trouvons, il s’ensuit que deux mondes expérientiels s’offrent à nous. Nous n’en sommes pas conscients parce que ces deux modes sont fusionnés à un niveau inférieur à la conscience. Il existe un monde dans lequel tout est isolé, fragmentaire, statique, connu, familier, inanimé, décontextualisé, relativement abstrait, de nature générale et entièrement explicite. Et il existe un autre monde dans lequel tout est interconnecté, fluide et en perpétuel changement, n’est jamais ultimement certain et doit toujours être considéré dans son contexte. La première manière de voir est comme une carte ; la seconde est comme le territoire, qui est une réalité infiniment plus complexe et plus belle.

Albert Low et Monique Dumont : Créer la conscience

Car cela vient avec la pensée technologique, la pensée technologique est toujours à un seul niveau, toujours à la surface. L’idée de hiérarchies de significations ou de profondeur n’existe tout simplement pas pour cette pensée. Tout est réduit à un seul niveau. Tout est approprié à son niveau approprié. Ainsi, il n’y a rien de mal dans le fait de dire : « Supposons que nous pouvons comprendre l’être humain sans avoir recours à la conscience. Supposons que nous pouvons le voir comme une machine. Et voyons en conséquence jusqu’où on peut aller dans la compréhension ». Il n’y a rien de mal là-dedans. Mais le saut de « supposons » à « c’est ainsi » est ce qui constitue pour moi une pensée superficielle.

David Bohm : plénitude, temps, sens

Mais en même temps, l’explicite est dans l’implicite et non l’inverse. Nous pouvons le constater dans la vision. Nous avons la vision du coin de l’œil (périphérique), qui est vague, mais qui capte très bien les mouvements, et nous avons la vision du centre qui est très net. Si le centre est endommagé, vous pouvez toujours utiliser l’autre partie, mais si la périphérie est endommagée, le centre n’a plus de sens. Il en va de même pour l’esprit ; il y a l’arrière-plan génératif qui émerge dans le foyer bien défini, sur lequel nous pouvons concentrer notre attention. Mais nous devons également prêter attention au général, au générateur, ce qui implique de développer une attention non dirigée.

La nature de la vie religieuse II. Discussion avec Krishnamurti

Est-ce que le culte de l’intellect et de toutes ses activités a provoqué un sentiment de morcellement de la nature entière de l’homme ? Je propose simplement cette question pour qu’elle soit débattue, et non comme une théorie. Seriez-vous d’accord ? Parce que l’intellect implique tout le mouvement de la pensée, la connaissance et la compréhension à travers la pensée. Lorsque vous utilisez ce mot, cela sous-entend que la pensée a compris ce qui est dit. La pensée, qui est l’instrument de l’intellect, étant essentiellement limitée, a engendré cette division, cette fragmentation de l’homme. La pensée n’est pas le mouvement d’un esprit religieux.

Michael Mendizza : Une illumination ou nous ne pouvons pas attraper le vent dans un sac en papier

Cet état est souvent décrit comme étant caractérisé par la « vacuité » (Shunyata) et la clarté. La vacuité fait référence à l’absence d’images mentales conditionnées et aux fausses croyances et actions qu’elles inspirent. L’esprit de bouddha est imprégné d’une compassion illimitée et d’une profonde sagesse. Ces qualités apparaissent naturellement lorsque l’on perçoit la véritable nature de la réalité. Les actions d’une personne qui a réalisé l’esprit de bouddha sont spontanées et naturelles, et découlent sans effort d’un état d’éveil. Ces actions sont exemptes de motivations sociales motivées par l’ego et sont en harmonie avec le flux de l’existence.

Anna F. Lemkow : Le soi, la science et la religion

Dernièrement, j’ai réfléchi à la nature et à la signification du mot « soi », et plus particulièrement à des notions telles que le « soi », le « non soi », le « Soi » et le « SOI ». J’ai également réfléchi à la genèse des mentalités modernes prédominantes, ou « ismes », et à leur impact sur l’identité de soi. Le mot « soi » est […]

Joan Tollifson : TOUT est inclus !

Message de janvier 2023 Bonjour les amis sur le chemin sans chemin de l’exploration et de l’éveil à la merveille de l’ici et maintenant… Nous, les humains, semblons profondément habitués à rechercher une meilleure expérience, un meilleur moi, un meilleur partenaire, une meilleure maison, un meilleur enseignant, et ainsi de suite. Et parfois, c’est parfaitement […]

Vimala Thakar : L’épanouissement de l’intelligence

Traduction libre Ce qui est amusant avec l’espèce humaine, c’est le manque d’amour et d’intérêt pour l’acte de vivre. Les êtres humains peuvent passer cinquante, soixante ou quatre-vingt-dix ans sur cette planète sans aimer la vie et l’acte de vivre, ainsi que sans aimer la planète elle-même. Et là où il n’y a pas d’amour, […]

Krishnamurti : Dialogue entre tradition et révolution — l’intelligence et l’instrument

Traduction libre d’un dialogue du livre Tradition et Révolution non publié dans l’édition française. Bombay 15 février 1971 P : Je voulais vous demander, Krishnaji, s’il y a une question qui doit être posée par l’individu, qui ouvrirait la porte à la réalité. Toutes les questions peuvent-elles être réduites à cette seule question ? F : Est-ce qu’une porte, ça existe ? […]