Matthew David Segall et Rupert Sheldrake : De la résonance morphique au platonisme évolutionniste

Ce dialogue avec Matt Segall, docteur en philosophie et professeur agrégé de philosophie, de cosmologie et d’étude de la conscience au California Institute of Integral Studies, a été enregistré peu après que nous sommes tous deux intervenus lors d’un colloque sur l’âme du monde à l’Université de Cambridge. Nous discutons des points de rencontre entre le récent tournant de Michael Levin vers un platonisme évolutionniste de la forme biologique et la résonance morphique, en évoquant notamment l’ordre impliqué de David Bohm, la théologie du processus de Whitehead et l’approche holistique de Charles Darwin.

Cynthia Bourgeault : la tradition contemplative chrétienne et la pratique de la prière centrée

Je pense que ce qui a été perdu, c’est avant tout l’intuition selon laquelle Jésus était un maître et un catalyseur de la transformation de la conscience à son époque. Ce qui le passionnait, c’était de montrer aux êtres humains qu’ils étaient prisonniers d’un véritable palais des glaces, caractéristique de l’état de conscience dans lequel nous vivons habituellement, et de les introduire à quelque chose qui porte aujourd’hui différents noms. La mode aujourd’hui est de parler de « conscience non duelle », en empruntant cette expression aux traditions orientales, où elle revêt d’ailleurs un sens légèrement différent. D’autres parlent de « conscience intégrale » pour désigner l’émergence d’une profondeur de conscience permettant de dépasser les limites du système d’exploitation habituel de l’esprit.

Claude Tresmontant : Les sciences expérimentales et la théologie

Il faut donc bien reconnaître, objectivement, et que cela nous plaise ou non, que l’Univers dans son histoire est un système qui reçoit de l’information, et de l’information nouvelle, constamment. Il est donc bien comparable à une symphonie en train d’être composée, depuis quelque dix-huit milliards d’années, symphonie dont nous n’avons aucune raison de penser qu’elle soit achevée, symphonie composée ou constituée non pas de compositions musicales mais de compositions physiques, chimiques, biochimiques, biologiques, finalement composée d’êtres qui sont des substances, des psychismes et bientôt des personnes.

Claude Tresmontant : Le christianisme et la raison

Conférence donnée à Notre-Dame de Paris le 6 novembre 1977. Le christianisme orthodoxe a toujours pensé et professé que l’existence de Dieu est connaissable d’une manière certaine par l’intelligence humaine, à partir de la création, à partir du monde physique et de tout ce qu’il renferme, à partir de la nature. Autrement dit, la création, l’univers […]

Robert J. Kurland : La mécanique quantique parle-t-elle à la théologie ?

Traduction libre « Je pense pouvoir dire sans me tromper que personne ne comprend la mécanique quantique ». Richard Feynman, lauréat du prix Nobel pour ses recherches sur l’électrodynamique quantique INTRODUCTION Il y a 70 ans, lorsque j’ai entendu cette citation pour la première fois (en assistant au cours de mécanique quantique de Feynman à Caltech), je me […]

John Horgan : La troublante théologie scientifique de Freeman Dyson

Traduction libre 9 juin 2024 Le physicien Freeman Dyson a proposé une solution intrigante au vieux problème du mal : si Dieu nous a créés, pourquoi la vie est-elle si dure ? J’ai trouvé cette photo sur Wikipédia. Hoboken, 9 juin 2024. Les récentes avancées en matière d’intelligence artificielle ont redonné vie à la vieille idée selon laquelle, un […]

Ravi Ravindra : La science peut-elle nous aider à connaître Dieu ?

Traduction libre La science peut-elle nous aider à connaître la nature de Dieu à travers sa création ? Tout dépend de ce que l’on pense ou imagine être « Dieu ». S’il existe une sorte de Dieu personnel, rien dans la science ne peut nous montrer le visage d’un tel être anthropomorphique. Les scientifiques qui ne sont pas […]

Jésus-Christ : Le catholicisme : Le salut

En un sens, le catholicisme n’est donc pas une religion « pure » une doctrine spirituelle de salut indépendante du contexte historique. Il a déjà eu plusieurs visages, et il en aura d’autres. C’est pourquoi, pour le comprendre, il faut procéder en plusieurs étapes, superposer des lectures faites sous des éclairages différents, réunir des points de vue dont aucun n’est exclusif et dont tous sont nécessaires.

Pierre D'Angkor : Brève esquisse cosmogonique

Pour la vision des Sages, l’Être c’est le Tout existant, visible et invisible, à la fois un et multiple. L’Unité transcendante de l’Être — ce que nous nommons l’Absolu — se manifeste comme dualité opposée de forces constructives dont le brassage forme l’Univers. La relation entre ces deux pôles opposés est la Vie, la Conscience. Tout univers naît et meurt, commence et finit. Leur succession, régie par la loi universelle de Cause à effet, est éternelle. Chez tous les peuples de l’antiquité — Égypte, Inde, Grèce — le symbole de cette totalité fut le serpent enroulé qui se mord la queue. L’orbe du serpent est le symbole de l’éternité, la tête et la queue du serpent qui se rejoignent figurent au contraire le temps de chaque Univers successif, son commencement et sa fin…